.:.Chronique.:.

Pochette

A Toys Orchestra

Technicolor Dreams

[Urtovox::2008]

|01 Invisible|02 Cornice Dance|03 Mrs. Macabrette|04 Letter To Myself|05 Ease Off The Bit|06 Powder On The Words|07 Amnesy International|08 Santa Barbara|09 Bug Embrace|10 Danish Cookie Blue Box|11 Technicolor Dream|12 Be 4 I Walk Away|13 Panic Attack #3|

Construit en 1998 sur les ruines de Mesulid, les Italiens de A Toys Orchestra sortent leur troisième album qui se révèle être leur meilleur à ce jour. Le virage entrepris avec l'arrivée de Fausto Ferrara d'intégrer des sonorités électroniques à un indie-rock a été plus que payante. Un résultat qui s'était déjà entendu sur Cuckoo Boohoo qui avait déjà suscité de l'intérêt chez nos camarades transalpins. Technicolor Dreams enfonce le clou et place le groupe dans une position plus que confortable. Sans être d'un génie tonitruant ce disque est pourtant bien senti, d'une vivacité communicative et porte en son sein des morceaux à fort potentiel. Ainsi les Italiens ne font aucun complexe et leurs envolées ne sont pas sans rappeler l'héroïsme pop de groupes britanniques de ces dernières années. L'influence est certes là mais la formation d'Enzo Moretto ne le porte pas comme un poids trop lourd. Elle est assimilée, digérée et resservie avec un enthousiasme quasi naïf qui fait toute la spontanéité de A Toys Orchestra. Technicolor Dreams apparaît alors comme une belle surprise même si on savait le groupe capable de belles choses.

Faisant partie d'une nouvelle génération de musiciens, A Toys Orchestra fait tomber les clichés que l'on pouvait avoir de la musique en générale en Italie. Ce pays bouge et ne saurait se résumer aux grosses cylindrées sirupeuses qui ont inondé le marché, réduisant à néant tout effort d'exportation de formations moins conventionnelles. Ainsi il serait temps de s'intéresser d'un peu plus près d'un vivier qui peut être tout aussi riche et intéressant que n'importe quel autre se situant sur le continent et auquel nous sommes habitués. A Toys Orchestra n'a rien à envier à d'autres groupes plus reconnus internationalement. Au contraire, au vu de Technicolor Dreams il serait malhonnête de ne voir en eux que des seconds couteaux. Ils valent mieux qu'un simple succès d'estime. D'ailleurs Dustin O'Halloran (Devics) ne s'y est pas trompé puisqu'il a participé activement à la production de ce disque. Il ne peut pas y avoir de hasard.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 17-03-2008

A voir également :

http://www.atoysorchestra.com

http://www.urtovox.it

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