.:.Chronique.:.

Pochette

Melian, Michaela

Los Angeles

[Monika Enterprise::2007]

|01 Locke-Pistole-Kreuz|02 Angel|03 Föhrenwald|04 Buchberg|05 Stein|06 Stift|07 Convention|08 Sebastian|09 Manifesto|

Baden-Baden résonne encore dans ma tête comme l'une des plus belles aventures de l'année 2004. Une épopée musicale qui déployait une beauté aveuglante tout en s'octroyant le droit de placer le minimalisme à l'allemande comme une forme artistique des plus universelles. Son successeur n'avait donc pas la tâche facile. Pour la cohérence on devra d'abord la voir dans le titre de l'album, Los Angeles. Le nom d'une ville hors du territoire teuton ne fait que renforcer le fait que Michaela Melian se place dans un cadre artistique qui ne saurait se résumer à un territoire déterminé. Si on retrouve globalement la patte sonore de Melian, Los Angeles se veut nettement plus souple, plus aéré et certainement un peu plus mélodique. De là à dire que ce disque est meilleur que Baden-Baden, peut-être pas. Il dénote juste une évolution, une manière de faire qui s'affine et qui va résolument vers l'ouverture. Sans vraiment jouer de virtuosité Michaela Melian créé des morceaux solides à la beauté simple et claire. Certes on pourra trouver que la musique de l'Allemande est quelque peu neutre et linéaire mais elle fonctionne parfaitement et donne largement de quoi faire vibrer en nous la corde sensible.

Los Angeles poursuit donc logiquement les efforts entamés dans Baden-Baden. A force de minimalisme électronique et acoustique la quinquagénaire réédite l'exploit de faire quasiment aussi bien qu'il y a trois ans. Sans doute l'artiste le plus atypique de l'écurie Monika, Michaela Melian cultive sa différence et persiste dans une voie qui lui réussit à merveille. Seul bémol, cependant, c'est ce choix de mettre une voix sur Sebastian (reprise de Roxy Music). Du moins sa voix n'était peut-être pas celle la plus adaptée. Elle ne rebute pas mais casse un peu avec les ambiances qui sont distillées tout au long du disque. Mais tout cela n'est que détail. Ce qui compte le plus c'est cette performance rêveuse et légère qui fonctionne toujours aussi bien. Pas de déception donc, juste une confirmation. Et c'est déjà beaucoup.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 23-01-2008

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