.:.Chronique.:.

Pochette

Naim, Yael

s/t

[Tôt Ou Tard::2007]

|01 Paris|02 Too Long|03 New Soul|04 Levater|05 Shelcha|06 Lonely|07 Far Far|08 Yashanti|09 7 Babooker|10 Lachlom|11 Toxic|12 Pachad|13 Endless Song Of Happiness|

Quand vous recevez dans votre boîte aux lettres des disques comme celui-ci, produit type qui passe bien dans des émissions convenues comme Taratata il y a de quoi être circonspect. Le moral est en passe d'être en berne quand vous apprenez que la jeune Israélienne a joué dans des comédies musicales comme Les 10 Commandements et Gladiateur dont l'intérêt est des plus mineurs. Yael Naim avait bien sorti un disque en 2001 (In A Man's Womb) mais celui-ci a vite comblé les bacs à soldes. En sursis depuis ces aventures malheureuses elle finit par signer sur le label Tôt Ou Tard qui lui a laissé faire la musique de ses envies. C'était sans doute l'essai de la dernière chance pour elle et la sincerité qu'elle a mis dans son disque lui a permis de décrocher la timbale. Cet album de la résurrection est, en effet, l'une des surprises de cette fin d'année 2007. Une surprise qui vous pousse benoîtement à écouter ce disque histoire de se rassurer et de ne pas mourir tout à fait idiot. Premier constat, ce disque est loin d'être la guimauve que l'on aurait pu attendre. A contrario ce n'est pas non plus un chef -'oeuvre d'originalité. Ceci étant il faut reconnaitre à la jeune femme un certain talent d'écriture, une interprétation classique mais à l'éxécution touchante et d'un niveau qui fait tout de suite oublier ses expériences passées.

Le folk de Yael Naim est méritant, c'est certain. Finalement on ne peut que trouver son succès assez logique. Elle entre dans ce cadre d'artistes qui, sans vraiment bousculer les habitudes et certains fondamentaux, se placent sur un niveau qui cherche sincèrement un degré de qualité autrement supérieur que ce que la grosse armada du show-bizz nous fournit depuis toujours. Pas d'arnaques donc, mais une honnêteté à toute épreuve qui se permet de donner au Toxic de Britney Spears un visage moins putassier. Ce ne sera pas le seul motif de satisfaction, loin de là. Yael Naim nous offre un ensemble de morceaux vraiment fouillés, qui n'ont rien de maladroit et qui évitent facilement les clichés. Alors, si certains sont tentés de lui jeter la pierre pour la simple raison de son succès ils feraient mieux d'écouter d'abord son disque et après on en reparle. Sans être question de l'encenser outre mesure on pourra mettre un peu d'eau dans son vin.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 15-01-2008

A voir également :

http://www.yaelweb.com

http://www.totoutard.com

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