.:.Chronique.:.

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Lopazz

Kook Kook

[Get Physical::2007]

|01 Volvoice (Intro)|02 Discogs|03 We Are|04 Bottleneck|05 Credit Card Receipt|06 Play In My House|07 The Old Days|08 Share My Rythm|09 Wet Sweat|10 Wasted Days|11 2 Fast 4 U|12 MP In Love|

Stephan Eichinger est bien tombé en signant chez Get Physical. Le label est assurément taillé pour lui. Kook Kook, son premier album, se fond parfaitement avec l'image que la structure s'est donnée au fil de ses productions. Ce n'est pourtant le début de sa collaboration avec les Allemands. Eichinger avait déjà réalisé un remix d'un morceau de Chelonis R.Jones (I Don't Know) et sorti quelques morceaux qui ont été, à leur tour, remixés par d'autres (R.Villalobos, Luciano...). Comme beaucoup d'artistes électro, Lopazz sera passé par d'autres maisons d'éditions, proposant ses services tel un mercenaire des temps modernes. Ainsi depuis 1994 Stephan Eichinger aura occupé la place tant bien que mal et pas seulement grâce à de multiples remix. Il s'est également distingué dans les musiques de films autant que par sa propre structure d'édition 800achtspur. Ses multiples occupations suffisent-elles à expliquer ce premier disque tardif ? Peut-être. En tout cas l'expérience acquise a permis à Lopazz de nous offrir un album d'électro-groovy des plus racés. De tous les instruments qui apparaissent ici, Eichinger n'a laissé à personne le soin d'y apporter quoi que ce soit. Appliquant à la lettre le principe qui veut qu'on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même, notre homme fait absolument tout sur Kook Kook. Preuve, s'il en est, qu'il sait absolument ce qu'il veut.

Kook Kook est donc ce genre de disque volontaire, qui ne souffre pas de vraies faiblesses et qui développe, avec un goût assuré, de réelles bonnes idées. Pour autant on ne tombe pas spécialement à la renverse à son écoute. Certes, le plaisir est là, Kook Kook déroulant les morceaux intelligents et accrocheurs. Pas de faux pas donc, mais on sent un petit peu que Lopazz a joué la sécurité, ne voulant pas s'engager sur un album trop ambitieux. Kook Kook apparaît alors, de plus en plus, comme une sorte de galop d'essai, une friandise de luxe qui lui servira de base pour aller plus loin par la suite. Les possibilités d'évolution sont multiples pour Lopazz et les bonnes idées déjà développées ici devraient l'encourager à pousser le vice et à prendre des risques moins calculés. Car, ici, il faut bien le dire, et malgré la qualité des morceaux, on avance en terrain balisé comme si on ne devait se contenter que de cela. Il ne faudrait pas qu'il tombe rapidement trop rapidement dans le conventionnel, ce qui ruinerait des années d'efforts. On lui fera alors confiance pour qu'il dépasse le stade de ce premier album, certes savoureux, mais qui gagnerait à prendre un peu plus d'ampleur.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 10-01-2008

A voir également :

http://www.lopazz.com

http://www.myspace.com/lopazz.com

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