.:.Chronique.:.

Pochette

Trümmel, Odran

Mutants and Loonies

[Another Record::2007]

|01 Dead Language|02 So many Things|03 Homesick|04 Such a mess|05 Mutant and Loonies|06 Bad Days|07 Springtime Girl|08 Secret Island|09 Mayonnaise|10 The Dutchman|11 Trespassers|12 On my Own|

On avait découvert Odran Trümmel à la sortie de son premier album, Down Louishill. On avait déjà été séduit par sa musique foutraque et bancale. Même si depuis un peu plus d'un an, Odran s'est entouré de musiciens sur scène - Fabien à la batterie et à la basse, et Andy à la basse, au saxophone et à la guitare – ce second album est toujours l'oeuvre d'un seul homme, de la composition à la réalisation de la pochette.

La première chose que l'on remarque, à l'écoute de Mutants and Loonies, ce sont ces mélodies atonales, ce sont ces rythmiques sans cesse en rupture. A la fin de la première écoute, on se rend compte que l'on est incapable de fredonner le moindre petit air que l'on vient d'entendre. Et on sait tout de suite que c'est un album qu'il faudra réécouter plusieurs fois. Aux écoutes suivantes, on commence à remarquer la richesse des instrumentations et des arrangements. On arrive à saisir quelques gimmicks, comme l'introduction très 70's de “So many things”. On parvient à distinguer les styles qui se mélangent dans tout ce bric-à-brac, de la ballade folk de “Bad Days” au blues de “Springtime Island”, en passant par ce “Mayonnaise” qui fait penser à Beck... Enfin quand on cesse de vouloir tout décortiquer, quand on s'abandonne enfin à la musique, c'est une étrange sensation de légèreté et de joie qui émane de cet album. Et on est heureux de ce que l'on entend, de ces airs à la fois difficiles et attachants, de cette voix toute douce qui vient chercher nos oreilles sans s'imposer, de cette musique si riche qu'elle prend toute la place qu'on lui offre...

Ne le nions pas, Mutants and Loonies est loin d'être un album immédiat. Il nous rappelle cruellement que la musique n'est pas un produit de consommation que l'on prend comme ça nous chante. Des fois, pour apprécier un disque, il faut le mériter. Mais quelle satisfaction quand on arrive à apprivoiser un CD qui nous déroutait aux premières écoutes ! Et nous ne pouvons que remercier Odran Trümmel pour nous rappeler ce genre d'évidence !

note : 8

par Claire, chronique publiée le 07-01-2008

A voir également :

http://www.myspace.com/trummelodran

http://www.another-record.com

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