.:.Chronique.:.

Pochette

Cowboys Fringants, Les

Break syndical

[tribu::2003]

Si vous habitez le Québec, que vous avez entre 18 et 30 ans et que vous n'avez jamais entendu parler des Cowboys Fringants, vous êtes soit 1) un anglophone, 2) dans le coma ou 3) dans un club en permanence à écouter les plus grands succès de Sean Paul. Depuis l'été 2002, il est absolument impossible d'ignorer le quintette le plus populaire de la province. Spectacles à guichets fermés, critiques très positives, lauréats de nombreux prix, des milliers et des milliers d'albums vendus, bienvenue dans le monde des Cowboys.

Le vocabulaire de plusieurs chansons des Cowboys sera probablement inaccessible à la plupart des Européens, ce qui est dommage vu leur humour distinctif et leur messages sociaux omniprésents. La musique des Cowboys sans les paroles, c'est comme le grunge sans Nirvana : un ramassis d'éléments trop semblables et disparates, ce qui ne l'empêche pas d'avoir des moments forts pour autant, Toune d'Automne étant une très jolie pièce. Les paroles du premier single, Heavy Metal, sont très amusantes, mais contrastent significativement avec le second single, En Berne, une virulente et décapante critique de la société québécoise moderne qui passera à l'histoire. Tout ce joyeux contenu lyrique est accompagné d'une musique simple et sans prétention, mais néanmoins jolie et accrocheuse. On peut lui reprocher d'être quelque peu répétitive, mais nul ne peut prétendre personnifier le Québec en musique mieux qu'eux. Leur pop-rock teinté de folk ainsi que la présence de violon et de mandoline font des Cowboys Fringants un groupe unique et voué à un avenir brillant, à condition qu'ils puissent évoluer. Ils ont déjà leur place assurée dans l'histoire de la musique québécoise aux côtés des Beau Dommage et Robert Charlebois. Magnifique.

note : 8

par Jongen, chronique publiée le 01-10-2003

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