.:.Chronique.:.

Pochette

Percevalmusic

Dormir-Sommeil

[Collectif Effervescence::2007]

|01 Temple Solaire|02 Oxo La Terre (Partie Ciel)|03 Oxo La Terre (Partie Terre) |04 Velasquez|05 Broceliande|06 Coco Braise|07 Dormir Sommeil|08 Vision|09 Rituel Rythmique|10 Elvis|11 Voyager|

Deux ans après un Viscolaire des plus intrigants Tony Chauvin aka Percevalmusic nous revient avec ce Dormir-Sommeil qui se révèle aussi énigmatique et spatial que son prédecesseur. La génèse de ce disque a pris forme lorsque Tony C a rencontré Jean Baptiste André qui lui avait demandé de construire la bande-son de son nouveau spectacle, Comme En Plein Jour. L'aventure achevée, Tony reprend à son compte quelques idées élaborées pour Comme En Plein Jour pour les intégrer logiquement à Dormir-Sommeil. En guise d'introduction on entendra cette voix suave et somnambule qui nous intime d'écouter et de nous plonger dans ce Dormir-Sommeil avec toute l'attention que confère un état de latence nocturne. Epaulé à la batterie et au saxophone par Ti Yann Février, Tony C. poursuit sa quête de musique onirique qui allie puissance et fantasmagorie. L'ombre de Chevreuil plane encore sur les essais de Percevalmusic, Tony C. ne s'étant pas encore débarrassé de quelques tics nerveux qui viennent émailler les morceaux du disque. Après tout, cela peut paraître tout à fait normal. Percevalmusic peut être vécu comme une extension logique et nécessaire à l'intensité de Chevreuil. On y défendra alors une musique qui défie les lois de l'apesanteur. De montées en descentes, les humeurs sont changeantes chez Percevalmusic et avec ce côté un peu foutoir, de petite boutique des curiosités soniques, il sera inutile de chercher la moindre once de musique cartésienne chez lui.

Percevalmusic, en voulant dépasser ses limites, parvient à ne pas rentrer dans la surenchère et ne garde que le meilleur. Il était inconcevable que Tony C. se laisse aller à des excès incontrôlables. Ici, il maîtrise son sujet, alternant ses effets, agissant sur les paradoxes sonores comme une fin utile et se laisse une marge de manoeuvre suffisante pour se donner des moyens d'actions multiples. De Dormir-Sommeil il sera surtout question d'une formidable aventure, un rêve éveillé où certains fantasmes peuvent prendre forme. Tony C. est alors dans son élément, dans le domaine des possibles. Mais si ici on prend rapidement de la hauteur, ce n'est que pour le temps (toujours) trop court de ce disque qui s'achève comme une libération par la voix entendue au tout début. En un seul mot, l'expérience prend fin et on se retrouve dans la dure réalité. Une seule envie s'offre alors à nous c'est de tomber à nouveau dans ce profond sommeil qui n'a pas fini de révéler tous ses secrets.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 18-12-2007

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