.:.Chronique.:.

Pochette

Swod

Sekunden

[City Centre Offices ::2007]

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Trois années se sont écoulées depuis Gehen. Trois années pendant lesquelles on n'aura pas entendu parler de Swod, groupe bicéphale dirigé par Oliver Doerell et Stephan Wöhrmann. Chacun aura pu mener sa barque, l'un avec Dictaphone, l'autre en créant pour qui voulait bien lui accorder sa confiance. Pour autant, Swod n'est pas qu'une simple parenthèse dans la vie artistique des deux hommes. Gehen n'aurait sans doute pas été aussi inspiré et réussi si cela n'avait été qu'un passe-temps. Par conséquent, Sekunden marche, logiquement, sur les traces de Gehen, reprenant les mêmes ambiances hivernales, de beautés froides et de clarté musicale. Piano, basse, guitare, batterie, traitements électroniques font partie des éléments constituant l'équation formulée par Swod. On connait déjà, de toute façon, la réponse. Comme un calque polychrome, le duo s'évertue à retranscrire tout ce qui avait pu fonctionner sur le précédent disque. Et c'est avec un certain émerveillement que l'on constate que Swod a gardé intacts ses longues mélopées au piano, sa discrétion électronique, et la justesse sonore des autres instruments.

D'ailleurs, tout sonne juste sur ce disque et même s'il ne renouvelle pas vraiment l'univers sonore du groupe, il l'installe dans une identité qui a su développer les formats néo-classiques et l'électronica la plus fine. A l'évidence Swod s'est aussi nourri des expériences menées à l'extérieur du groupe. Ainsi leur musique est plus assurée, plus affinée et ne manque jamais d'aller plus loin de ce que Gehen avait pu faire. Comme une véritable excursion dans de vastes étendues enneigées, Swod n'oublie pas de se faire plus chaleureux quand cela est nécessaire. Il suffira, alors, d'écouter ce disque les yeux fermés et l'esprit reposé pour se laisser transporter par les mélodies limpides du groupe. Swod confirme la passerelle qu'il avait créé avec Gehen, à savoir concilier le field-recordings avec les formats de la musique nouvelle et ceux des néo-contemporains. C'est beau comme du crystal et c'est tout ce qu'il y a à en dire.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 11-12-2007

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