.:.Chronique.:.

Pochette

Friedman, Burnt

First Night Forever

[Nonplace ::2007]

|01 Where I Should Go|02 Machine In The Ghost|03 Walk With Me|04 Need Is All You Love|05 First Night Forever|06 Healer|07 Western Smoke|08 Thumb Second|09 Chaos Breeds 1|10 Chaos Breeds 2|

Après un Secret Rythms 2 qui laisse encore dans les esprits un heureux souvenir, Burnt Friedman nous revient avec un projet solo qui, si on apprécie le bonhomme, sera loin de décevoir. D'ailleurs n'a-t-il jamais été en-dessous de ses capacités ? Sa discographie parle pour lui et ce n'est pas avec ce First Night Forever qu'il mettra un genou à terre. Si son obsession du dub est toujours présente ici, elle se fait, néanmoins, plus discrète voire complètement absente sur beaucoup de morceaux. A l'évidence Burnt Friedman est dans une optique plus large que recense une palette sonore de plus en plus variée et qui fait également plus appel aux sens. La différence entre les morceaux tient sans doute au fait que ce disque a été réalisé sur une longue période (2000-2007) et avec des intervenants divers. Si on retrouve les innévitables Joseph Suchy et Hayden Chisholm, déjà présents sur les Secret Rythms, les morceaux prennent de l'ampleur grâce à des chanteurs attachants. Ainsi que ce soit Steve Spacek, Enik, Barbara Panther, Theo Altenberg ou Daniel Dodd-Ellisis il apparaît évident que ce choix n'est pas le fait d'un simple copinage. Alors oui, First Night Forever est un album varié mais à chaque instant on reconnaît la patte de Burnt Friedman dans ce choix si particulier de production et d'écriture.

Dans ce sens l'Allemand n'a sans doute de leçons à recevoir de personne. Malgré son côté un peu disparate on pourra se délecter de morceaux d'une justesse millimétrée. Friedman a toujours su tirer le meilleur profit des outils qu'il avait à sa disposition. Il va sans dire qu'il en est de même avec les personnes qui ont travaillé avec lui. C'est ce qui fait que ses albums sont toujours aussi impeccables. First Night Forever ne fait pas exception à la régle. Et c'est un motif de satisfaction et l'écoute de ce disque est d'autant plus appréciable. A la limite, on le sait déjà d'avance qu'il n'y aura pas de déception. Ici, avec ce mélange racé de pop, soul, jazz, reaggae-dub, il n'étonne plus vraiment mais il y a ce savoir-faire souverain qui vous achève inéluctablement. Une fois de plus Burnt Friedman et ses petits camarades sont au rendez-vous, immanquablement, et ce ne sera pas encore aujourd'hui qu'on pourra les prendre en défaut.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 29-11-2007

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