.:.Chronique.:.

Pochette

Bezel, Jay

The Philadelphia Beast Vol.2

[Traffic Records::2007]

|01 D-Boy (Intro)|02 Getting' Money N*gga feat Lil'Jha|03 Built Like That|04 Gotta Hate feat. Juelz Santana, Lil' Wayne & Currency|05 Fiend Out|06 Get Ya Grind On|07 Shoot' Em|08 Feelin' Right feat. Rabb|09 Baby Boy Hustler|10 Ola Mami|11 Damn Change|12 Bang It Out feat. Don P|13 Lay The Pipe feat. Gemini & Oscino|14 Who's Got The Crack|15 Rollin' With Bud (bonus track)|

Après avoir sorti une mixtape (The Philadelphia Beast Vol.1) Jay Bezel sort ce qui semble être son véritable premier album avec l'objet qui nous occupe aujourd'hui. Ayant intégré il y a peu The Diplomats, Jay Bezel aurait tort de ne pas surfer sur cette vague. Pour autant, comme son camarade Hell Rell, Jay Bezel a-t-il les armes suffisantes pour ne pas avoir à subir l'ombre de The Diplomats ? Ce qui est sûr c'est qu'il traîne un peu moins la patte que son voisin de chambrée. Plus fluide, ce disque évite certains clichés mais n'empêche pas certains passages obligés. Mais Jay Bezel s'en sort finalement plutôt bien, se révélant même plutôt inventif et même assez amusant. Aucune pesanteur au programme donc et c'est plutôt une bonne nouvelle. Jay Bezel ne vous prend pas à la gorge et vous laisse vous installer confortablement. Il s'en dégage une certaine décontraction et une facilité d'évolution qui fait qu'on se sent rapidement à l'aise avec ce disque. Il n'y a même pas de round d'observation. C'est bien construit mais sans génie particulier. De toute façon on ne lui demande pas non plus de réaliser des miracles. Il faut juste prendre The Philadelphia Beast pour ce qu'il est : un album intelligent.

Sorti de ce simple constat, il n'y aura rien d'autre à signaler. Si Jay Bezel a su faire marcher sa cervelle pour ce disque il n'est pas pour autant un chantre de l'originalité. Comme beaucoup de ses contemporains, ses efforts sentent énormément une certaine forme de classicisme. Même si en soi cela n'a rien de condamnable, cela démontre juste que Jay Bezel fait partie d'une frange du hip-hop qui tourne irrémediablement en rond, quasiment incapable de se remettre en question. On reste sur les bases et on s'en contente. Pourquoi pas après tout, c'est aussi une façon de ne pas se tromper. Du moment que cela ne devient pas une parodie on ne trouvera rien à redire. Jay Bezel n'en est, et c'est heureux pour nous, pas encore là. The Philadelphia Beast Vol.2 a encore un semblant de fraicheur. On peut, au moins, essayer d'y croire.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 17-11-2007

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