.:.Chronique.:.

Pochette

Origamibiro

Cracked Mirrors And Stopped Clocks

[Expanding Records::2007]

|01 Unravelled In Wreathes|02 Noshi|03 Poised From The Bulb|04 Dissect Ephemeral|05 Womb Duvet|06 The Last Of Its Leaves|07 Remmants|08 Gathers In Puddles|09 Vitreous Detachment|10 Cracked Mirrors And Stopped Clocks|11 Unknown In The Walls|12 No More Counterfeit Bliss|

Après s'être fait remarquer au sein du duo électronique Wauvenfold, Tim Hill a décidé de voler de ses propres ailes. Il apparaît d'abord sous le nom de Penfold Plum mais c'est sous le pseudo Origamibiro qu'il sort son premier album sur le très inspiré label Expanding Records. Electronica, guitares acoustiques, ambiances feutrées et mélodies fragiles et intimistes, tels sont les ingrédients de la formule employée par le Britannique. En soi il n'y a rien de bien extravagant dans tout cela. Rien qui puisse faire dire qu'on détient entre les mains l'oeuvre d'un type hors du commun. Non, Cracked Mirrors... est tout ce qu'il y a de plus représentatif de l'air du temps. L'album est plutôt beau, il va sans dire mais Tim Hill est comme un élève consciencieux et méticuleux, un adepte de la précision et des musiques concises. Pour bien faire il parvient tout de même à donner une âme à sa musique, la rendant plus vivante et émouvante. Alors, bien entendu, c'est beau comme du cristal, clair et limpide mais ce souci du détail, ces ajouts sonores qui survolent les mélodies ont parfois un peu tendance à alourdir le propos.

Ainsi la subtilité aurait ses limites et Tom Hill, avec sa musique contemplative et émotionnelle, se retrouve presque contraint de tourner un peu en rond avec les mêmes schémas. Le disque finit par s'enliser doucement, ronronnant tranquillement et s'assurant une retraite confortable. Le dilemme est bien là. On ne peut que reconnaître les nombreuses qualités de Cracked Mirrors..., c'est indéniable, mais il faut aussi avouer qu'on peut s'ennuyer ferme à son écoute. A quoi cela tient-il ? A pas grand-chose, sans doute. La relative mollesse (assumée d'ailleurs) y est, à n'en pas douter, pour beaucoup. Malgré toute l'humilité dont il fait preuve, Cracked Mirrors... n'atteint, donc, pas tout à fait son but. L'intelligence mélodique de Tom Hill ne rattrape pas ce sentiment de lassitude qui s'empare de vous quand l'album arrive à son terme. Bien sûr on trouvera pire comme première expérience sur le long format mais on peut légitimement penser que Tom Hill peut être plus convaincant.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 15-11-2007

A voir également :

http://www.origamibiro.com

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