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Novö

Je retiens ton souffle

[Monospone::2007]

|01 Une vie ailleurs|02 Je retiens ton souffle|03 Immobile|04 Cosa mentale|05 La chute des corps|06 Document sonore|07 Sous vide|08 Versailles plage|09 D'abord la mer|10 Le train fantôme|

Les Toulousains de Novö font partie de cette famille qu'on aime à retrouver, petits cousins de Diabologum et d'Erik Arnaud, compagnons de Karl-Alex Steffen, entre autres, qui grandit doucement mais sûrement en marge de la nouvelle scène française (je suis bien consciente que cette expression ne veut rien dire, mais elle est quand même bien pratique...). C'est sans complexes qu'ils chantent en français. C'est avec courage qu'ils quittent ces rythmiques anglo-saxonnes auxquelles nous sommes tellement habitués, mais qui sont si peu adaptées à notre langue. Le duo, composé de Jean-Michel Chabrel - au chant et à la guitare - et de Jérémie Guiochet - à la guitare et au clavier – a su s'entourer de musiciens extérieurs pour l'enregistrement de cet album, produit en collaboration avec Sylvain Closier (Angle, Sylvain Chauveau, Thomas Mery). Il y a pire, comme références...

Chez Novö, si on devait la qualifier en peu de mots, on pourrait dire que la musique sonne comme de l'électro-rock. Oui, il y a des guitares et des machines. Mais vous savez ce que c'est, rien n'est jamais aussi simple. L'alchimie se fait d'une façon des plus étranges. On entend bien cette électro synthétique à la Lali Puna ; on entend bien ces guitares aux sonorités variées ; on entend bien cette détresse dans le chant... On a parfois l'impression de se retrouver dans une grande pièce blanche aseptisée. Mais on sent qu'il y a du mouvement, de la chaleur et de la vie qui nous entoure, qui s'insinue en nous. Tous ces éléments se mêlent pour donner vie à une musique pleine d'émotions ténues, insidieuses. Comme si HAL avait décidé de se laisser submerger par son humanité cachée... Quant aux textes, il sont truffés de références ; références cinématographiques, littéraires ou même philosophiques qui ajoutent encore une dimension nouvelle à cette musique, qui donnent encore plus de profondeur à ce que l'on écoute.

Quand “Je retiens ton souffle” arrive à son terme, c'est une sensation de calme et de nostalgie qui reste, et si l'on ne garde pas en tête de refrains entêtants - ce n'est pas le style de la maison - on n'en reste pas moins encore quelque temps sous l'influence étrange de ces quarante et quelques minutes passées à écouter ce disque.

note : 8

par Claire, chronique publiée le 12-11-2007

A voir également :

http://www.novomusic.fr/

http://www.monopsone.com/

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