.:.Chronique.:.

Pochette

Walker, Scott

And Who Shall Go To The Ball ? And What Shall Go To The Ball ?

[4AD::2007]

|01 1st Movement|02 2nd Movement|03 3rd Movement|04 4th Movement|

Revenu d'entre les morts en 1995 avec Tilt, album inouï et inespéré, Scott Walker est devenu l'objet d'une attention, toutes proportions gardées, qu'il n'avait pas connue depuis au moins les années 60. Intelligemment on avait ressorti ses albums solos, post-Walker Brothers, préparant à peine le public à l'univers d'un cinquantenaire plus expérimental, plus sombre et définitvement plus habité. Pola X, la bande originale du film, lui emboîta le pas quatre ans plus tard, toujours aussi déroutant et angoissant. L'homme n'étant pas spécialement pressé ce n'est qu'en 2006 que Scott Walker ré-éditera l'expérience avec un The Drift qui, de l'avis de beaucoup de monde, reste l'une des pièces maîtresses de sa discographie. Cette fois-ci il n'aura pas trop tardé pour donner de ses nouvelles. Il faut dire que And Who Shall... est avant tout une oeuvre de commande servant de décor sonore à une performance de danse créée par Rafael Bonachela. A ce propos, ce mini-album composé de quatre pièces est nettement proche de la musique contemporaine mais aussi assez typique des expérimentations équilibristes que Scott Walker a l'habitude de mener ces dernières années.

Oscillant entre les moments presque silencieux et ceux qui imposent beaucoup d'intensité et de tension, ce disque est le reflet de la personnalité complexe de l'Américain. Si And Who Shall... est inquiétant il n'en est pas moins beau et convaincant. Du moins il emportera l'adhésion de ceux qui étaient tombés dans les mailles de Tilt et de The Drift. Cette oeuvre purement instrumentale, il faudra tout de même s'armer de manière adéquate pour l'appréhender de la meilleure façon possible. On le sait, Scott Walker ne fait pas de disques faciles mais pour qui peut assimiler la substance même de sa musique c'est à chaque fois une expérience unique et forte qui marque à tout jamais. And Who Shall... ne fait pas exception à cette rêgle. Une fois de plus Scott Walker aura su être destabilisant mais aussi il se montre tout à fait fascinant avec sa manière si particulière de ne jamais tomber dans une musique complaisante ou tape-à-l'oeil. Le contraire eut été étonnant.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 29-10-2007

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