.:.Chronique.:.

Pochette

Deacon, Dan

Spiderman Of The Rings

[Carpark::2007]

|01 Woody Woodpecker|02 The Crystal Cat|03 Wham City|04 Big Milk|05 Okie Dokie|06 Trippy Green Skull|07 Snakes Mistakes|08 Pink Batman|09 Jimmy Joe Roche|

Dan Deacon est un hyper-actif. Depuis 2003 il a réalisé la performance de sortir pas moins de sept albums. Mais c'est surtout sur scène qu'il se fait remarquer par des shows pour le moins impressionants, si l'on croit ceux qui l'on vu à l'oeuvre. The Guardian, journal très sérieux outre-Manche, qualifiait Deacon d'être à la croisée entre Robin Williams et Aphex Twin. L'image est assez amusante mais en écoutant Spiderman Of The Rings il n'est pas ridicule de penser que ce n'est peut-être pas si éloigné que cela de la réalité. En guise d'introduction Deacon nous sert un Woody Woodpecker encore plus surréaliste que l'original, donnant le ton d'un album fort peu académique mais qui recèle une foultitude d'idées aussi folles les unes que les autres. Deacon part sur une base d'électro-pop-rock survitaminée mais il arrive à bousculer les codes en appliquant ses propres règles. Adepte de mélodies efficaces et obsédantes, Deacon se plaît alors à des choses imparfaites, n'hésitant pas à modifier sa propre voix, à donner une production à la limite tout en n'ayant aucunement peur des envolées les plus farfelues. Wham City est, à ce titre, un résumé quasi parfait de l'esprit peut-être embrouillé mais terriblement génial de Dan Deacon.

Car il faut se rendre à l'évidence, Spiderman Of The Rings est un disque sacrément bon. En pas moins de neuf morceaux, il vous met à genoux tant Deacon est touché par la grâce des fous. Spiderman Of The Rings est un beau coup de pied dans la fourmilière et est sans doute l'une des plus belles surprises de ces derniers mois. Si Big Milk, avec sa petite mélodie cristalline et bidouillée, fait illusion quelques instants en faisant croire que Deacon peut redescendre les pieds sur terre, il confirme, néanmoins, qu'il reste un personnage hors cadre. La plupart du temps notre homme a la tête ailleurs, vivant dans un monde fantasmagorique et futuriste dont il est le maître ad vitam aeternam. Curieux disque, donc, pour un curieux personnage mais c'est sans commune mesure avec tout le plaisir que l'on prend à écouter Spiderman Of The Rings. C'est presque inexpliquable, viscéral et en même temps c'est comme une poussée d'adrénaline dont on espère qu'elle ne retombe pas. C'est la moindre des choses.

note : 9

par Fabien, chronique publiée le 19-10-2007

A voir également :

http://www.dandeacon.com

http://www.carparkrecords.com

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