.:.Chronique.:.

Pochette

JPLS

Twilite

[M-nus::2007]

|01 Twilite 1|02 Twilite 3|03 Twilite 8|04 Green 01 (Skoozbot's Twilite Remix)|05 Twilite 6.1|06 Twilite 4|07 Twilite 1 (Skoozbot Remix)|08 Twilite 7|09 Twilite 6.2|10 Twilite 9|

Après avoir réalisé plusieurs maxis pour le label de Ritchie Hawtin, M-nus, Jeremy Jacobs aka JPLS sort enfin son premier album pour ce qui ressemble à un véritable cas d'école. En matière de techno minimale Jacobs ne pouvait pas mieux se sentir qu'au sein de l'écurie M-nus. Hawtin est sans doute celui qui était le plus à même d'apprécier les efforts répétitifs de JPLS. Lui-même a largement contribué, que ce soit sous le pseudonyme de Plastikman ou sous son propre nom, à populariser la minimale aux oreilles de tous. Certes il ne fut pas le seul mais certainement l'un de ses meilleurs représentants. Jacobs, lui, est déjà l'un de ses héritiers. Cela s'entend. Il est fidèle et sait, sans qu'il soit un réel suiveur, se rendre aussi jouissif que son illustre maître. Certes, les morceaux de Twilite ne sont toujours d'une folle originalité, n'évitant pas les stéréotypes, mais ils sont d'une efficacité à toute épreuve. On se laisse prendre assez facilement par ces boucles groovy qui vous chatouillent la colonne vertébrale tout entière. Suffisamment, en tout cas, pour adhérer à ces rythmes robotiques pleins de vivacité.

Même si on sent dès les premiers instants que tout l'album sera dans cet esprit, on n'éprouve finalement aucune lassitude. Jeremy Jacobs évite toutes les pesanteurs qui auraient pu alourdir l'ensemble. Il se concentre sur l'essentiel et ne perd jamais de vue cet objectif premier qui est de vous prendre aux tripes et de ne rien concéder. Dans un sens ce disque est une réussite et tient la dragée haute à tous ses concurrents. Il nous rappelle, à juste titre, ce que la musique techno devrait toujours être : un espace sonore libre de toute contrainte, ludique et résolument tourné vers les expérimentations les plus variées. En utilisant un cadre sonore assez rudimentaire et, finalement, tout aussi efficace, sinon plus, que ceux qui essayent vainement d'enrichir leur musique avec des traitements électroniques souvent bien inutiles, Twilite se suffit à lui-même, en toute sobriété. Comme quoi, il n'y a pas besoin d'en faire des tonnes pour réussir un bon album.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 13-08-2007

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