.:.Chronique.:.

Pochette

Limmat

Municipal 44

[C0C0S0L1DC1T1 ::2007]

|01 Frogsledge|02 Firstelectro|03 Kolab112|04 Handslike Lakes|05 Chin Manipulation|06 Commonland6b|07 Shitd|08 Station44|09 Junkfood|10 Citrus|11 Cirrus|12 Citycentre15|

J'ai l'habitude de citer le label Warp dans pas mal de chroniques de disques de musiques électroniques mais il faut quand même se rendre compte de l'importance qu'il a eu ces dernières années en influençant et en changeant durablement la face du monde des musiques digitales. C'est grâce à cette structure qu'on a pu parler d'IDM et, sans doute, grâce à elle que l'on doit des formations comme Limmat. Cette collaboration entre Ian Heywood et Graham Clayton-Chance rentre parfaitement dans le cadre dans la série initiée par le label Cocosolidciti qui allie dans chacune de ses sorties une partie sonore et une partie vidéo. Ian Heywood, qui s'est occupé de la musique, est clairement marqué par les productions warpiennes des 90's. En bon élève appliqué il remet en avant les schémas les plus évidents qui ont donné ses lettres de noblesses au genre. En soi, pour un projet qui a mis trois ans à aboutir, il apparaît évident que Ian Heywood n'apporte pas grand-chose si ce n'est un album d'une très bonne tenue. Si on s'en tient à la forme, ce disque, ponctué par des mélodies éthérées, des rythmiques robotiques et des bleeps incessants, est fait avec une intelligence assez admirable. Cependant, bien qu'on puisse prendre du plaisir à son écoute, Municipal 44 fait partie de ces disques trop nourris d'influences qui n'apparaissent, finalement, que comme des exercices de style plus ou moins réussis. Heureusement, dans ce cas là, Ian Heywood a eu la bonne idée de ne pas trop se louper.

De son côté, Graham Clayton-Chance est un de ces vidéastes reconnu pour son travail et qui a, pour cet occasion, réalisé quelques court métrages qui ont été inspirés par les architectures urbaines et les relations intimes que l'on peut avoir avec elles. Animations 3D, architectures géométriques, personnages robotiques ou profondément humains, tels sont les ingrédients qui mettent en valeur ces vidéos modernistes bien servies par la musique de Ian Heywood, qui se révèle ici un peu plus expérimental et ambigu. L'association des deux hommes fonctionne plutôt bien. Elle stimule réciproquement le travail de l'autre, permettant ainsi une meilleure appréciation de leurs trouvailles. On regrettera alors que le dvd soit si court. On ne peut décidément pas tout avoir.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 11-08-2007

A voir également :

http://www.cocosolidciti.com

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