.:.Chronique.:.

Pochette

Pulsinger, Patrick

Dogmatic Sequences - The Series 1994-2006

[Disko B::2007]

|01 Flashback Intro|02 Agom Bag|03 Numb Thrust|04 Babylon 17, 15|05 Transforming Language|06 City Lights (Pt.1)|07 Rouleur|08 Construction Tool|09 Looq|10 City Lights (Pt.2)|11 Viagem|12 Pinsleepe|

Vu la production massive qui existe en musique électronique et la vitesse à laquelle elle se renouvelle, on oublierait presque que Patrick Pulsinger fait partie des vétérans et des personnes les plus influentes dans le cercle des musiques technoïdes. Depuis son premier disque en 1993 (Homedisco Vol.1Loriz Sounds) Pulsinger aura été ultra-présent et de New York à Vienne il aura durablement marqué les esprits en ne cessant de rechercher la perfection avec des productions de haut niveau. Sa réputation n'est donc plus à faire et si on passera volontiers sur son impressionante discographie il n'en demeure pas moins que chaque sortie du néo-Autrichien est un évênement. Ce nouvel opus ne dérogera pas à la règle, non pas que ce disque était vraiment attendu mais à chaque fois le plaisir est renouvelé. Après une intro assez dispensable on entre dans le vif du sujet avec un Agom Drag répétitif et surpuissant. Cette force on ne la quittera guère jusqu'à la fin. Largement taillée pour les nuits sans fin, cette sélection, qui se veut aussi robotique que marquée par les influences jazz de Pulsinger, résume assez bien la démarche du bonhomme pendant ces quinzes dernières années. Pulsinger n'est jamais brutal, ne fait jamais de grossier rentre-dedans et sait se montrer beaucoup plus subtil que bon nombre de ses congénères. Un morceau comme Transforming Language vaut, à ce propos, tous les discours du monde.

En même temps nous ne sommes plus vraiment surpris. Les disques de Pulsinger sont devenus une constante. On pourrait même presque savoir à l'avance ce qui va s'y trouver. C'est presque désespérant même si on sait que l'on va passer un très bon moment. En véritable métronome, Pulsinger ne déçoit certes pas mais on ne peut pas dire qu'il se renouvelle vraiment. On ne pourra pas lui en vouloir de toute façon. Croire dans une formule qui a fait ses preuves et qui fonctionne toujours autant n'est pas un défaut en soi. Il va jusqu'au bout de sa logique, continuant à explorer des rythmes hypnotiques qui peuvent rapidement vous faire monter en transe. Pulsinger est donc bien là où on l'attend, au niveau, ni plus, ni moins. Et comme d'habitude on ne pourra que s'incliner devant tant de justesse synthétique. C'est sans doute là la marque des plus grands.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 25-05-2007

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