.:.Chronique.:.

Pochette

Ferrari, Domenico

Superstate

[Straight Ahead Recordings::2006]

|01 Manifesto|02 White Stone|03 Jardin De Planètes|04 Revolution|05 Electricity|06 Jamie's Song|07 The State|08 Phobia Panopticon|09 Creamery|10 Jardin De Planètes (Raw Deal Remix)|

Les premières écoutes ne sont pas toujours révélatrices de la qualité d'un disque, surtout quand cette même écoute se fait dans un contexte inadéquat. Cela a été le cas avec le cinquième album de Domenico Ferrari qui a bien failli subir une chronique assassine saucissonnée en moins de cinq minutes. Ecouté dans de meilleures conditions ce Superstate aura le droit (rendez-vous compte, la chance qu'il a...) à une opinion révisée et, je le crois, un peu plus objective (si tant est qu'un chroniqueur puisse l'être). Dans une veine électro-pop, Ferrari a su mettre l'accent sur une qualité d'écriture mélodique non pas rare mais d'une simple efficacité. Utilisant intelligemment les voix de Valeska Steiner et de Brandy Butler il place une note de fraîcheur qui propulse ses productions au-delà de l'acceptable. On se prendrait presque d'affection pour ce disque qui n'a pas plus d'ambition que de d'être plaisant. Superstate coule de source, se déguste facilement comme une petite sucrerie, un plaisir sans arrière-pensées. Alors évidemment, Domenico Ferrari n'est pas ce génie, esthète pop, de ces prochaines années mais il a suffisamment de métier (Superstate est son cinquième album) pour ne pas tomber dans le grotesque.

On le croirait presque en roue libre, en pleine décontraction, délivrant une musique pour trentenaire assagi. Il le dit d'ailleurs lui-même. Il ne s'adresse qu'à de jeunes adultes qui sont, et c'est précis, dans une tranche d'âge de “20 à 40 ans”. Les morceaux de l'album sont mêmes censés inciter à la réflexion et aux interrogations sur une génération qui, peut-être, se sent mal à l'aise dans ses baskets. A dire vrai si c'est encore pour se regarder le nombril, on a suffisamment à faire de notre côté avec la nouvelle chanson française si bien caressée récemment dans le sens du poil par Luz. On ne gardera que cette électro-pop raffinée, portée de manière magistrale par les deux chanteuses. Ce n'est quand même pas si mal quand on y pense.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 01-04-2007

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