.:.Chronique.:.

Pochette

Windmill

Puddle City Racing Lights

[Melodic::2007]

|01 Tokyo Moon|02 Boarding Lounges|03 Fluorescent Lights|04 Newflash|05 Plastic Pre-Flight Seats|06 The Planning Stopped|07 Asthmatic|08 Fashion House|09 Plasticine Plugs|10 Tilting Trains|11 Fit|12 Replace Me|

Entre The Flaming Lips et Mercury Rev on peut légèrement hésiter pour qualifier la musique de Windmill aka Matthew Thomas Dillon qui sort ici son premier album. En tout cas c'est la première chose qui saute à vos oreilles en écoutant Puddle City Racing Lights. Le parallèle évident que l'on pourra faire ne sera pas à mettre pour autant à son discrédit. Pourtant Dillon est le parfait copié/collé, décalque appliqué d'un musicien qui sait aussi bien manier la langue d'Albion que l'héroisme musical que ses glorieux aînés. Cela pourrait lui porter préjudice mais rapidement on se met à avoir de la sympathie pour ce disque qui possède autant de qualités que de richesses mélodiques. De l'aveu de Dillon ce disque devait à la base n'être qu'une ode au piano où notre homme se serait laissé aller à quelque chose de plus intimiste mais rapidement un changement d'orientation s'est opéré en optant pour une orchestration plus lyrique et plus proche des influences pré-citées. Le piano reste cependant l'instrument de prédilection autour duquel tout tourne. Véritable clef de voûte, il créé autour de lui toute une ossature mélodique sur laquelle Dillon s'est appuyé pour consolider avec d'autres instruments des compositions dont l'émotion vite est palpable. Sa voix haut perchée finira de placer Windmill entre The Flaming Lips et Mercury Rev. Trop proche sans doute d'un Jonathan Donahue Dillon n'en est pas moins habité par ce qu'il chante. Ceux qui trouvaient ce genre de voix insupportable en seront sûrement pour leurs frais mais les autres pourront certainement applaudir des deux mains. Tout ce qu'on espère, finalement, c'est que Windmill ne se laisse pas enfermer dans cette étiquette de vile copie qu'on risque de lui coller d'ici peu. Ce serait dommage au vu d'un album assez haut en couleur et bien qu'un peu grandiloquent, mais qui fait office d'un départ des plus honnêtes.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 25-02-2007

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