.:.Chronique.:.

Pochette

Becker, Tobias

Trallafitti

[Platzhirsch/Kompakt::2007]

C'est bien connu. C'est en Allemagne que la culture électronique s'est le mieux exprimé jusqu'à aujourd'hui. Si elle est talonnée de près par de nombreux pays, c'est encore Outre-Rhin qu'on trouve les disques les plus savoureux. Vous me direz que la musique n'a pas de frontières. C'est vrai mais elle reconnaît certaines signatures. Tobias Becker, lui, n'a que faire de ces limitations administratives. Pour exercer son métier de DJ, dans lequel il s'est fait un nom, il va autant puiser dans le vivier germanique que dans le foisonnement international. Les bonnes idées n'ont pas de patrie. Tobias Becker sort ainsi le premier album de son tout jeune label, Platzhirsch qui, si l'on en croit les observateurs avisés, a un très bel avenir devant lui. N'ayant sorti jusqu'ici que des maxis c'est sur les épaules de Tobias Becker que repose la tâche de publier ce premier long effort tant redouté. Là encore vous m'avancerez que faire un mix c'est se limiter dans les risques. Sans doute. Mais encore faut-il ne pas faire d'erreurs dans ses choix. Ici Tobias Becker fait parler son expérience faisant enchaîner avec bonheur autant de titres d'une électro sautillante qu'il le peut. On adhère, forcément. Fluide, ce disque présente un panorama de ce qui se fait de mieux dans le genre d'une musique électronique décomplexée et dansante.

Comme un bonheur n'arrive jamais seul le disque qui accompagne ce mix est une compilation des meilleurs maxis du label. On comprend alors pourquoi celui-ci est promis à un bel avenir. Adeptes d'une techno minimaliste, répétitive et groovy, Gabriel Ananda, Rocco Branco et Jason Emsley ont posé les bases de l'identité de la structure. On s'enthousiasme rapidement pour ces titres accrocheurs et quasiment irrésistibles qui n'ont rien à envier à ceux qui sont publiés depuis des lustres chez le grand frère Kompakt. Et ce n'est sans doute pas un hasard si c'est cette dernière qui s'est mise à distribuer Platzhirsch. On pourra prendre Trallalfiti comme une carte de visite, une oeuvre de présentation suffisamment alléchante pour qu'on se donne l'envie d'aller plus loin. L'entrée en matière est très largement convaincante et on souhaite sincèrement que Tobias Becker et ses amis mettent un coup de fouet à la "scène électronique". Et ils sont en passe de le faire.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 23-02-2007

A voir également :

http://www.platzhirsch-schallplatten.de

?>