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Pochette

Sophia

Technology won't save us

[City Slang / The Flower Shop Recordings::2006]

|01 Technology won't save us|02 Pace|03 Where are you now|04 Big city riot|05 Twilight at the Hotel Moscow|06 Birds|07 Lost (She believed in Angels)|08 Weightless|09 P.1 / P.2 (Cherry trees and Dept Collectors)|10 Theme for the may Queen N°3|

On avait découvert Sophia avec le somptueux People are like Seasons, en 2004. On avait énormément aimé les guitares et l'émotion qui se dégageait de ces morceaux avec une violence inouïe. On avait apprécié la compilation Collections: One, qui nous avait permis de découvrir d'anciens titres du groupe. Et même si on ne s'était pas vraiment attardé, on avait écouté les premiers albums du groupe avec beaucoup de plaisir. C'est donc avec une excitation non feinte que l'on a découvert ce nouvel opus du groupe de Robin Proper-Sheppard. On s'était installé confortablement, se préparant à se laisser submerger par toutes ces émotions que l'on considérait comme allant de soi. Et on a écouté le disque en entier. Une fois. Deux fois. Encore plusieurs fois.

C'est très étrange. On ne s'attendait pas à cela. Réécoutons-le encore une fois. Technology won't save us donne l'impression d'avoir été construit à partir du morceau d'ouverture et du titre fermant l'album. Le premier titre, éponyme de l'album, est un morceau instrumental, où les cordes flirtent avec le classique, faisant penser aux musiques composées par Michael Nyman. Et pour clore l'album, “Theme for the May Queen N°3” vient en opposition à la première piste, avec ses guitares énervées, son côté très métal. Robin revient à ses premières amours, au style qu'il jouait avec The God Machine. Serait-il en train d'achever son travail de deuil ? De se libérer complètement de son passé pour oser à nouveau jouer dans toutes les cours, explorer tous les styles ?

Car entre ces deux morceaux, le panel est large, et semble exploré de façon quasi systématique. Le rock très pop de “Pace” lui permet de prétendre très honorablement au titre de single, même si à mon avis, la chanson n'a pas l'étoffe d'un “Oh my Love”. On retrouve bien sûr les morceaux prenants, dans le style qu'on avait tant apprécié sur People are like Seasons. Certains titres sont très noisy, comme “P.1 / P.2 (Cherry Trees and Debt Collectors)”. Côté instrumentations le champ des possibles s'élargit aussi. On appréciera les arrangements de cuivres et de cordes de “Twilight at the Hotel Moscow”, les uns donnant du volume aux secondes, les autres rendant plus sensuels les premiers. Dans tous les cas, le chant de Robin sait se placer exactement au bon endroit, assurée sur “Birds” ou en retrait sur “Weightless” ; il n'y a pas à dire, on apprécie toujours autant sa voix parfois au bord de la rupture, souvent sur le fil… La magie passe toujours aussi bien à l'écoute d'un album de Sophia.

Mais ce qui fait la richesse de cet album, cette exploration de tous les styles entre le morceau d'ouverture et le titre de fin, cette progression, ce long crescendo de 40 minutes, en fait aussi la faiblesse : on a plus de mal à entrer vraiment dans la musique. Le changement est trop rapide. On aimerait s'attarder davantage sur ce que nous propose Robin. On a à peine le temps de l'apprécier que l'on passe au niveau suivant. Ca en devient frustrant ! Cet album aurait mérité d'être plus long, où d'être divisé en plusieurs parties... Mais une chose est sûre, c'est que maintenant que l'on sait que Sophia est capable de tout ça, on attend la suite avec impatience !

note : 7

par Claire, chronique publiée le 17-02-2007

A voir également :

http://www.sophiamusic.net

http://www.cityslang.com

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