.:.Chronique.:.

Pochette

Hell, DJ

Misch Masch Vol.3

[Fine::2006]

Rapidement devenu incontournable, DJ Hell suscite l’intérêt à chaque fois que l’on prononce son nom. Il faut dire que son parcours et sa contribution à la cause de la musique électronique est pour le moins remarquable. Inutile de revenir sur ce qu’il a pu faire sans dresser un long et fastidieux catalogue de tout ce qu’il a pu accomplir. Loin d’en avoir assez, de nombreux fans sont dans l’attente d’un successeur à NY Muscle et que la compilation Grossenwahn 1992-2005 n’a pu entièrement rassasier. Pour patienter, ils pourront se mettre sous la dent ce double album qui comporte un mix et une sélection de remixes qui sont pour la première fois compilés sur le même disque. Sur le mix en lui-même, il n’y aura pas grand-chose à dire. On connaît les talents de DJ Hell et on lui fait suffisamment confiance pour qu’il évite soigneusement les fautes de goût. A vrai dire, nous ne sommes pas très surpris par ce que l’Allemand nous présente. Dans ses choix, on reconnaît sans sourciller la patte du DJ Infernal mais, bien qu’il n’y ait rien d’étonnant, c’est sans déplaisir qu’on écoute ce mix homogène et solide où l’on retrouve pêle-mêle Dopplereffekt, Oliver Huntemann, Zander VT ou Woody. Du top niveau à n’en pas douter, mais avec notre camarade on avait fini par s’y habituer. On le soupçonnerait presque de se reposer sur ses lauriers.

Finalement, l’intérêt de ce Misch Masch repose plus sur la deuxième partie de l’album qui regroupe des remixes assez inattendus. Du moins on s’étonne de voir dans les remixes des gens comme Grace Jones ou les Pet Shop Boys. DJ Hell n’en finit donc pas de prendre son monde à contre-pied. En tout cas c’est encore un bon moyen pour nous rappeler que Grace Jones ce n’était pas que ce côté kitsch et paillette ou que les Pet Shop Boys étaient des mélodistes pop talentueux dont les classiques dépassent largement le cadre de la normalité. Pour autant les remixes de DJ Hell font montre d’une dextérité certaine et une capacité à redonner corps à des morceaux qui, à la base, se suffisaient à eux-mêmes. Là encore on ne fera pas les étonnés. Hell nous a habitués, depuis toutes ces années, à donner le meilleur de lui-même. Et si ce disque n’est qu’une œuvre de commande (les deux premiers volumes étant produits par Freeform Five et Tiefschwarz) l’Allemand aura eu à cœur de faire les choses dans les règles. Sans être vraiment ébouriffant, DJ Hell reste suffisamment attrayant pour qu’on prenne du plaisir à l’écoute de cet album. Et c’est tout ce qui compte.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 17-01-2007

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