.:.Chronique.:.

Pochette

Poni Hoax

s/t

[Tigersushi::2006]

|01 She's On The Radio|02 Budapest|03 Carrie Ann|04 Involutive Star|05 Cheerleader In My Dreams|06 Drunks And Painters On Parade|07 I Shall Take It Anyway|08 L.A.Murder Hotel|09 She Sells Anger|10 Le Fil Du Temps |

Les Parisiens de Poni Hoax en l'espace d'un seul album sont en train de réunir tous les suffrages. D'abord repéré avec le single Budapest qui a été encensé un peu partout, les Poni Hoax ont enchainé avec un album qui est vite devenu la coqueluche de la population branchée mais pas seulement. Le groupe est en train de dépasser le simple stade d'appréciation d'une minorité et tend à intéresser un cercle plus élargi. Il faut avouer que ce premier album a de la gueule, possède une accroche facile et tient sur des titres pour le moins irrésistibles. Pourtant les Poni Hoax n'ont rien inventé. Ils font partie de cette vague de musiciens qui depuis quelques années pensent que, finalement, les années 80 ce n'était pas si mal que cela, que son esthétique musicale en valait bien d'autres et qu'il était important de l'exhumer en lui donnant une nouvelle vie. Et quand bien même on éprouverait une certaine lassitude envers ce revival, Poni Hoax en remet une couche mais en mettant tout le monde d'accord. En effet, difficile de passer à côté de titres comme Budapest, She's On The Radio, L.A.Murder Motel ou le très Talking Heads Involutive Star. En cinquante minutes, les cinq Poni Hoax nous démontrent qu'ils ont tout compris, ne se rabaissant jamais à la moindre facilité.

On comprend alors pourquoi le groupe suscite autant d'envie, voire de convoitise. C'est sans doute l'un des groupes qui aura le mieux réussi à faire la synthèse de ce que les années 80 avaient fait de mieux. De quoi les réhabiliter définitivement et les mettre sur le même pied d'égalité que les décénnies précédentes. Poni Hoax, lui, profite d'un état de grâce dont on ne sait encore combien de temps il va durer. Tant que personne n'arrive à mettre la barre au-dessus, Poni Hoax risque de bien être le dernier groupe à avoir autant d'intérêt dans cette mouvance revivalesque. En attendant on continuera à fondre sous la voix d'Olga Kouklaki qui intervient sur le très lascif Budapest qu'évidemment on ne cessera de jouer en boucle jusqu'à l'overdose. Poni Hoax, donc, la sensation de ces derniers mois pour faire court. A vrai dire ce n'est pas vraiment immérité.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 04-12-2006

A voir également :

http://www.ponihoax.com

http://www.tigersushi.com

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Jeff : avis du rédacteur
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