.:.Chronique.:.

Pochette

Pretty Boy Crossover & Julio Soto

We Are All Drifting

[C0C0S0L1DC1T1 ::2006]

|01 The Harbour Breathes |02 To The Sea |03 Seventeen Steps |04 Little Specs Of Light |05 Radio & Submarine |06 Blue Red Structures |07 All The Air Between|08 Where The Waves Crash |09 Factory Glow |10 I Dream Of You Invisible |11 The Sun Rises |12 In So Far |13 A New Friends, Perhaps |14 Last Steps |

La formation australienne Pretty Boy Crossover, formée de Jason Sweeney et de Cailan Burns, n'avait rien sorti depuis trois ans. Elle réapparaît aujourd'hui accompagnée du vidéaste espagnol Julio Soto pour une collaboration qui se révèle des plus fructueuses. Ainsi cet album aura un double visage : une partie audio et une vidéo. La partie cd ne sera l'oeuvre que des seuls Pretty Boy Crossover. Les deux hommes se penchent sur une électronica aérée vite enrichie par un habillage de guitares proches de la mouvance post-rockienne. On a dit de Pretty Boy Crossover qu'ils étaient proches musicalement de gens comme Manual ou Christian Fennesz. Soit. On pourrait y voir une sorte de mélange des deux, une part mélodique et une part abstraite qui viendraient fusionner de manière gracieuse. Une musique confortable qui serait agrémentée d'une texture planante qui laisse place à des divagations rêveuses et intemporelles. We Are All Drifting est ainsi le genre d'album à la lenteur froide et aux ambiances brumeuses d'où on ressort avec un sentiment non pas de béatitude mais de sérénité, comme si les Australiens avaient trouvé la meilleure des thérapies contre la pire des dépressions.

Ne confondons pas, Pretty Boy Crossover est très loin de faire dans le new age neuneu. Les vidéos de Julio Soto, disponibles ici dans un dvd, donnent une ampleur nouvelle aux compositions du groupe. L'Espagnol est, lui, fortement intéressé par les sites urbains, ses formes, ses évocations ainsi que par l'imagerie industrielle, la mécanique tayloriste et tout ce que cela peut laisser imaginer comme interprétations artistiques. Son traitement est alors à l'image de la musique de Pretty Boy Crossover qui accompagne ces courtes vidéos. On assiste alors à une froide neutralité, laissant le spectateur le soin de se faire sa propre idée, son propre cheminement au sein de ce défilé d'images à la sobriété tout urbaine. En tout cas la musique de Pretty Boy Crossover colle parfaitement aux essais de Soto. Ils ont une complémentarité qui arrive à les faire s'élever l'un l'autre. On n'aura rien contre et même si le duo australien n'avait pas forcément besoin du renfort de Soto pour les apprécier, on ne regrette aucunement cette approche qui ne fait que confirmer les qualités de l'album.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 30-11-2006

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