.:.Chronique.:.

Pochette

James Figurine

Mistake Mistake Mistake Mistake

[Monika Enterprise::2006]

|01 55566688833|02 Leftlovers|03 Ruining The Sundays|04 Pretend It's A Race And I'm On Your Side|05 You Again|06 Apologies|07 One More Regret|08 White Ducks|09 All The Way To China|10 Stop|

James Figurine, nouveau décalque de Jim Tamborello, vient de prendre place dans le milieu très féminin du label Monika Enterprise. En soi c'est déjà un petit évènement. Mis à part Robert Lippok, peu d'hommes avaient pu s'immiscer dans la structure de Gudrun Gut. Du moins il est rare qu'un homme seul y sorte un disque. Pour tout dire, Tamborello y avait déjà pris pied avec son projet Figurine dans lequel la gent féminine était bien représentée. On pourra prendre James Figurine comme une suite ou un parallèle au groupe précité. Quoi qu'il en soit, James Figurine est l'énième avatar de Tamborello après Figurine, donc, Dntel, The Postal Service ou Strictly Ballroom. Mistake... a pris forme dans l'esprit du bonhomme après une écoute abusive de musique électronique, provenant de labels comme Kompakt et Parfum, lors de déplacements pendant une tournée en Allemagne. Tamborello s'est ainsi engagé dans une synth-pop modernisée dont la légèreté n'a d'égal que la simplicité. Les mélopées électroniques se savourent ainsi sans qu'on ait le sentiment quelconque d'avoir le moindre effort à faire. Tout s'y enchaîne comme une mécanique bien huilée et l'application avec laquelle notre homme a conçu ce disque est le reflet de cette aura chaleureuse qui s'en dégage.

Mais en même temps, ne nous en étonnons pas trop. Quand on sait que John Tejada est aussi l'un des artisans de Mistake..., que Tamborello a su donner corps à ses morceaux en invitant judicieusement Sonya Wescott (Arthur And Yu), Morgan Nagler (Whispertown 2000), Erlend Oye (Kings Of Convenience) et Jenny Lewis (Rilo Kiley), on se dit que ce disque ne pouvait être un échec. Sans jamais rien remettre en cause (des albums de techno-pop ce n'est franchement pas ce qui manque) James Figurine ne se trompe jamais et avec l'intelligence qui caractérise aussi ses autres projets, il s'impose avec un naturel qu'on ne ressent que trop rarement. Il n'y a donc rien à redire sur l'ensemble, Tamborello a joué, il a gagné. Normal.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 10-11-2006

A voir également :

http://www.monika-enterprise.de

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