.:.Chronique.:.

Pochette

Austen, Louie

Iguana

[Klein Records::2006]

|01 Passion For Life|02 Disco Dancer|03 Red Light|04 Rain|05 Boom Boom|06 If You Let Me Love You|07 In My Heart|08 Glamour Girl|09 Only you|10 Can't Stop |11 I Ain't Much|

Curieux parcours que celui de Louie Austen. Ce crooner invétéré qui a collaboré il y a longtemps avec des gens comme Al Green, Art Farmer ou Judy Davies, tournant sur les scènes de New York ou de Las Vegas, s'essayant au cinéma, écrivant même des spectacles (Viva Las Vegas, American Superstars) a littéralement changé de monde en venant s'immiscer dans la constellation électro. Ainsi on l'a vu aux côtés de Mario Neugebauer et de Patrick Pulsinger et va partager la scène avec des iconoclastes comme Peaches, Gonzales, Mocky ou encore Feist. Un virage qu'on aurait bien du mal à expliquer si ce n'est par la subite passion de Austen pour les beats électroniques. Une passion qui a pris corps avec un premier disque sorti en 1999 (Consequences) et qui ne s'est pas démentie depuis. Des crooners qui s'essayent à l'électro-pop et qui l'assument, avouez que ce n'est pas courant. C'est sans doute pour cela que le bonhomme suscite le respect. Un même respect qui a fait venir à lui une belle brochette de producteurs (Jeff Melnyk, Phonique, DJ Friction et Stefan Jungmair) pour signer un nouveau disque qui s'annonce comme le plus abouti de Louie Austen mais aussi le plus varié.

Une variation qui s'explique par le titre choisi pour ce disque. Iguana, comme pour bien faire comprendre que cet album change de peau comme de chemise mais le côté kitsch prend rapidement le dessus. Evoluant de l'électro-pop à la disco (merci Donna Summer soit dit en passant) avec une décontraction déconcertante, Louie Austen tend à rendre tout à fait acceptable et plus que crédibles des morceaux et une interprétation qui auraient pu être perçues de manière tout à fait risible ou ringarde par un public plus habitué à d'autres formats. Ainsi Louie Austen s'est installé définitivement à coup de disques imparables dans une communauté qui, à la base, n'était pas la sienne. Rien que pour cela on pourra lui tirer notre chapeau. Evidemment Iguana ne sera pas l'album du siècle, ni même de l'année pour tout dire, mais on se laisse facilement embarquer par des morceaux enjoleurs dont le charme n'est pas à prouver. Il suffit d'écouter une seule fois Iguana pour se rendre compte que l'on a pas à faire à un amateur. Sans surenchère, sans sophistications, Austen se démarque avec des plaisirs simples. C'est tout aussi bien.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 22-10-2006

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http://www.louieausten.com

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