.:.Chronique.:.

Pochette

Juan Trip

Consolation

[Citizen Records/Nocturne::2006]

|01 Intro Kitsch|02 Palmorama Scene|03 Dirty Party|04 A Dreamful Of Time|05 Robots & Space Chips|06 Big City|07 That's My Kitsch|08 For Schock'n'Roll|09 Consolation|10 My Child|11 Smoke To The Rescue|12 Real|13 Crystal Rainbow|14 Dreaming Landscapes|15 S.U.Z.I.E|16 Outtro Kitsch|

Il est bel et bien fini le temps où Juan Trip' faisait les beaux jours de F Com. Fini aussi ses pérégrinations électroniques, le bonhomme est passé à autre chose et ce virage est pour le moins étonnant. Ayant trouvé refuge sur Citizen, dont l'obsession technoïde surdimensionnée n'est un secret pour personne (cf. Vitalic et John Lord Fonda), Juan Trip' a sans doute voulu se donner une nouvelle virginité. Contrairement à ce que l'on aurait pu penser notre homme ne suit pas vraiment le chemin qu'ont tracé les Vitalic et John Lord Fonda. Rien, d'ailleurs, ne laissait présager ce à quoi allait ressembler ce Consolation. Celui-ci est une ode même pas déguisée au psychédélisme, à la musique surf et à une certaine idée du rock 70's. Pourquoi ce virage ? Mystère. Une chose est sûre, c'est qu'on n'attendait pas Juan Trip' sur ce genre de terrain. Il n'abandonne pas pour autant la veine électronique, Smoke To The Rescue est là pour en attester, mais très vite il retourne à ses lubies du moment. C'est un saut de quarante ans en arrière que nous propose Juan Trip'. Ni plus, ni moins.

Où est l'utilité de la chose, me direz-vous ? Nulle part, ou juste dans le constat que notre ami maîtrise le sujet sur le bout des doigts. C'est comme s'il nageait dans son propre élément, évitant les pièges et les différentes lourdeurs que de nombreux tâcherons ne se sont pas privés de nous infliger. Juan Trip' n'a su retenir que le meilleur ou ce qu'il a pu considérer comme le meilleur. Force est de constater que le bonhomme ne se trompe que rarement. Malgré tout, l'élève n'arrive pas à dépasser ses maîtres. S'il a bien retenu les leçons prodiguées, il peine à aller au-delà de la théorie. En même temps il reste encore difficile de surpasser les Beach Boys ou le Floyd de la grande période Barrett. Son intention n'était sans doute pas là. Consolation est un album respectueux des règles, avec quelques entorses, mais qui n'apparaissent que comme des exceptions. Juan Trip' nous revient là où on l'attendait le moins et ce retour en vaut bien d'autres.

note : 6.5

par Fabien, chronique publiée le 11-10-2006

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