.:.Chronique.:.

Pochette

Up, Bustle & Out

City Breakers : 18 Flames Per Second

[500 CC Revolutionary Productions/Collision Cause Of Chapter 3/Nocturne::2006]

|01 City Breakers|02 Dance Your Troubles Away|03 Bob Your Head|04 Grass Skirts|05 Tabla Talkin' Dub |06 Everyday|07 500 CC Revolutionary|08 Rainbow Town|09 Ascending Sun|10 Understand This|11 Song For You, Soldier Boy|12 Sheppard & His Flock|13 Everyday Butch Cassidy Sound Sytem Remix|14 500 CC Revolutionary Dub|15 City Breakers Dub|16 Paramo's Ghost...A Dusty Town Of Whispers|17 Dance Your Troubles Away Trumpet Mix|



Ceux qui se souviennent de l’émergence du label Ninja Tune n’auront certainement pas oublié Up, Bustle & Out (UBO) responsable de cinq albums assez mémorables. Sans nostalgie aucune c’était à une époque où le label britannique était au mieux, multipliant les sorties aussi indispensables qu’innovatrices. Aujourd’hui Ninja Tune est tombé dans la normalité. Pour être plus juste la structure est devenue adulte. Elle sort toujours des disques aussi attrayants mais sans que cela soulève l’enthousiasme des foules. Entre-temps UBO avait quitté le navire, sorti un disque sur Unique Records (Urban Evacuation), avant de se retrouver sur Collision Cause Of Chapter 3 pour ce septième album. Au programme de ce City Breakers tout ce qui avait pu faire la spécificité de UBO. Un mélange de dub, de hip-hop et de reggae. En somme UBO reste fidèle à lui-même en proposant une musique multiformes aux lignes de basses épaisses et langoureuses et au groove assassin.

Assisté de MC Nicky Blaze (vu aux côtés de Roni Size), Andi Sheppard et Ras Jabulani (Black Roots) UBO démontre qu’il n’a pas encore perdu toute sa verve. Bien au contraire, la formation de Bristol est plus active que jamais. Ayant déjà planifié la sortie de son prochain disque, le groupe fourmille d’idées et cela se ressent sur ce City Breakers. Cependant il faut bien comprendre que sa marge de manœuvre reste étroite. UBO a posé ses marques de fabrique il y a déjà quelque temps et il apparaît difficile à présent de faire évoluer différemment la formation. Fort heureusement il y a de la ressource et ce disque est suffisamment solide pour qu’on se disque qu’UBO peut tenir ainsi encore quelques années avant de devenir une vaste redite sans intérêt. Tant qu’on sentira dans la production et les compositions une volonté créatrice on ne pourra que les soutenir. Sans être leur meilleur disque City Breakers rassure, tout du moins, sur leur avenir.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 20-06-2006

A voir également :

http://www.upbustleandout.co.uk

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