.:.Chronique.:.

Pochette

Black To Comm

Rückwärts Backwards

[Dekorder/Metamkine/Mangedisque::2006]

|01 Bees|02 Levitation|03 Laccifer Lacca|04 Ruckwarts Backwards |05 El Huis Pt.1|06 Es Gibt Kein Morgen|07 March Of The Vivian Girls|08 Virtuosity Is A Means To An End|

Derrière le pseudo Black To Comm se cache Marc Richter qui est aussi celui qui dirige le label Dekorder sur lequel est sorti ce disque. Pratique. C'est sans doute la seule chose aisée qui soit arrivée pour l'élaboration de cet album. Rückwaärts Backwards a nécessité deux ans de travail et l'emploi de deux lieux distincts pour que cette oeuvre polychrome voie enfin le jour. Dans cette mouvance atmosphérique Marc Richter déploie toute une palette de couleurs sonores qui nous fait songer à une divagation en pleine forêt vierge. Tout, ou presque, est alimenté par des sons environnemantaux qui gravitent autour de traitements électroniques fantasmagoriques, des boucles vinyliques sorties d'on ne sait où et toute une panoplie d'instruments plus traditionnels (guitares, piano, glockenspiel...) qui donnent l'impression de pénétrer dans un monde complètement surréaliste. On peine alors à croire que la musique de Black To Comm est faite pour être écoutée entre quatre murs. La première envie en écoutant ce disque est de s'allonger confortablement dans des herbes hautes et de laisser tourbillonner autour de soi toute la faune et de se mettre en standby le temps de ces quelques minutes que dure Rückwärts Backwards.

Fermons donc les yeux et écoutons. On se rendra compte de ce côté bricolo et la touche nostalgique de l'ensemble ce qui rend l'album tout à fait touchant et d'une fragilité désarmante. Cette volonté de ne jamais rendre les choses trop nettes, Marc Richter la suit jusqu'au bout, remisant au placard toutes ces productions trop lisses, trop conventionnelles qui ont un attrait aussi certain qu'un sac de gravier. Rückwärts Backwards est un disque climatique qui, par ses imperfections et ses incertitudes, n'est jamais dans la même couleur de ton. Les compositions de Richter sont ainsi changeantes mais ont ce point commun que les climats proposés sont toujours tempérés. Sans en avoir l'air ce disque dépasse le simple fait de la musique contemplative. Il va bien au-delà, emmenant son auditeur dans des contrées insoupçonnées et qui peut laisser libre cours à toutes les interprétations. Il serait par conséquent assez ridicule de s'en passer.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 04-05-2006

A voir également :

http://www.dekorder.com

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