.:.Chronique.:.

Pochette

Pure

Home Is Where My Harddisk Is - Vol.2

[Feld Records/Metamkine::2006]

|01 Live@Argos Festival|02 Live@(((Send+Receive))) Festival|

Jadis associé à Christopher Just au sein de Ilsa Gold ou Sons Of Ilsa, Peter Votava s'est ensuite émancipé en fondant l'entité Pure qui depuis plusieurs années déjà a innondé la planète de ses productions. Patron de son propre label (d0c) Peter Votava a écumé bon nombre de structures avant d'échouer sur Feld Records pour ce énième disque aux aspects expérimentaux et ambiants. Le dernier souvenir que j'avais eu de Pure était un double album (Bodyhammer - Praxis - 2004) aux tendances harcore. Avec ce disque, Pure revient logiquement sur le fil électronique minimaliste et flottant qui a fait sa réputation sur des labels comme Mego ou Staalplaat. Composé de deux longues pièces de plus de vingt-cinq minutes enregistrées de manière live à deux endroits différents (Bruxelles pour l'Argos Festival et Winnipeg pour le (((Send + Receive))) Festival) Home Is Where... renoue bien avec les tendances claustrophobiques, les montages sonores sombres et alambiqués et autres explorations de rivages post-industriels.

Et c'est sans doute dans cette veine que Pure est le meilleur. Bodyhammer révélait à ceux qui ne le connaissaient pas encore une partie de Peter Votava qui est plus axée vers l'outrance rythmique et les volumes surpuissants. Rien de tout cela ici même si par moment quelques élans bruitistes laissent penser que Pure ne délaisse jamais totalement son attirance pour les formes aggressives. Ici on fait plus confiance aux nappes électroniques, aux drones inquiétants, aux samples fuyants et aux ambiances souterraines. Pure cultive son attirance pour les combinaisons sonores qui mènent directement vers une noirceur musicale qui est la négation même d'un consensus de masse. Home Is Where My Harddisk Is Vol.2 n'est pas pour autant un disque inaccessible. Malgré son architecture multi-forme, cet album poursuit une logique implacable, celle d'une musique pleine d'évocations et foncièrement contemplative. Pour être franc, c'est largement dans ce registre que j'apprécie le mieux le travail du sieur Votava.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 29-04-2006

A voir également :

http://www.feld-records.com

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