.:.Chronique.:.

Pochette

That Summer

Clear

[Talitres::2005]

|01 The More I Think, The More I Dream|02 Brand New Scar|03 Electric Light|04 Handling With Care|05 Where You Are|06 What If|07 The Top 1 (Between Laziness & Heartache)|08 The Top 2|09 True Light|10 Heroingirl|11 Montreal|12 Mon Vrai Visage|

Si vous avez eu l'occasion d'être un lecteur plus ou moins assidu d'Octopus au temps de son existence papier il vous est sans doute arriver de lire les articles de David Sanson. Si la tentation pour un journaliste de passer de rock-critique au statut de ceux-là même sur qui il était censé donner un avis est grande et bien souvent un fantasme qui ne se résume pas qu'à une vague intention, les cas dudit Sanson n'en est plus aux essais maladroits. Clear est son troisième album et pour rendre les choses plus faciles il aura su s'entourer judicieusement. Jugez plutôt : Sylvain Chauveau, (Arca, Micro:Mega), Benoît Burello (Bed), Jérôme Minière, Pierre-Yves Macé, Rebecca Foon... Bref, des gens dont on ne s'attache pas les services pour rien. Si ce disque fait largement penser aux univers de Bed, Manuel Bienvenu et tous ceux qui se réclament plus ou moins de Robert Wyatt et de Mark Hollis (Talk Talk), ce ne sera pas le seul point d'ancrage sur lequel David Sanson se sera appuyé. Un morceau comme Where You Are peut faire penser à du Legendary Pink Dots ou voire du Rise And Fall Of A Decade des premières années et certaines formes employées évoquent les subtilités de certains mélodistes des 80's comme Martyn Bates (Eyeless In Gaza).

Clear est bien un album en référence à la clarté car tout ici y est limpide, net et sans bavures. Franchement lumineux, il serait bon d'écouter Clear à l'aurore. Faussement fragiles mais réellement intimistes les compositions de Sanson, auxquelles Burello a pris une bonne part, touchent avec une précision d'expert. On dit souvent que les rock-critiques sont des musiciens frustrés. Le préjugé est facile et est loin de toujours se vérifier. David Sanson est la manifestation même de la conciliation entre deux compétences que l'on croit, par ignorance, il faut le dire, incompatibles. Clear appartient à une école artistique qui a rarement déçu et force est de constater que la déception ne sera pas pour cette fois-ci.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 23-02-2006

A voir également :

http://www.talitres.com

?>