.:.Chronique.:.

Pochette

Fonda, John Lord

DeBaSer

[Citizen Records/Nocturne::2005]

|01 Welcome To My Den|02 Personal Jesus (JLF Edit Mix)|03 Erase My Anger|04 Children (To Be Continued.)|05 Never Change|06 So Far Away|07 Music Is Not Computer Algebra (Dark Club Mix)|08 George|09 Slavery|10 Mettez Vous En Pyjama Et Couchez Vous|11 Personal Jesus (JLF Extended Mix)|

John Lord Fonda, Cyril Thévenard de son vrai nom, est l'une des premières signatures du jeune label Citizen Records tenu par Pascal Arbez-Nicolas aka Vitalic. Ce même Vitalic qui a récemment cassé la baraque avec un OK Cowboy body-buildé et terriblement efficace. DeBaSer est en train de prendre le même chemin que l'incandescent disque de Vitalic. Même électro rentre-dedans et hypnotique, même intelligence mélodique, même intérêt pour une production épaisse, gonflée à la testostérone. Les deux hommes ne sont pas amis pour rien. Venant tout deux de Dijon, ville que je n'ai pas l'honneur de connaître mais qui éveille en moi autant d'envie qu'un épisode de Derrick, ils ont l'occasion de se côtoyer et de sympathiser autour d'une passion commune et, apparement, d'une vision musicale identique. A l'image de son camarade, John Lord Fonda n'a pas la prétention de rentrer dans une sorte de conformisme électronique qui le cataloguerait trop vite comme un représentant d'une scène française qui se cherche quelque peu ces derniers temps. Le Dijonnais est sans complexes, ne doit rien à personne et produit un premier album tout en fraîcheur, qui respire l'envie d'aller de l'avant sans avoir à se poser de questions.

Entre les réminiscences acid et une influence new wave manifeste, qui va jusqu'à reprendre deux fois l'un des plus symptomatique groupe de cette période (Depeche Mode, pour ne pas les citer), le Lord surprend par sa manière de dépoussièrer une électro qui ne sait plus quoi inventer. A aucun moment le disque ne s'essouffle. De bout en bout DeBaSer prend aux tripes et ne vous lâche plus. Le risque avec une telle richesse sonore, c'était d'arriver très rapidement à l'overdose. On échappe au pire tant Fonda sait varier ses effets et en ne tombant jamais dans la facilité. Même si la production impressionne ce qui retient le plus l'attention c'est le soin laissé aux mélodies. Celles-ci ne sont jamais caricaturales et ne font que donner plus de valeur à l'ensemble du disque. En ces temps de frilosité ambiante des types comme John Lord Fonda sont là pour nous prouver qu'en matière de musique électronique on ne craint pas grand-monde et que la qualité dans la musique synthétique ne saurait être que cérébrale. DeBaSer est un disque ouvert et fait pour satisfaire le plus grand nombre, ce qui ne veut pas dire non plus qu'on sombre dans la facilité. Non, DeBaSer est un disque intègre qui ne souffre aucune contestation.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 07-01-2006

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