.:.Chronique.:.

Pochette

Avia Gardner

More Than Tongue Can Tell

[Intr_Version/Mochi Mochi::2005]

|01 More Than Tongue Can Tell|02 Waiting Wonder|03 Dread And Dreaming|04 Oceans Of Almost Rushing|05 If You Lose The Key, Throw Away The House|06 Dread And Dreaming (remix)|07 Urban Gravity (remix)|

Pendant un instant on se serait cru revenu aux plus belles heures du label 4AD. De cette période, qui à la moitié des années 80, avait vu fleurir bon nombre de groupes avec des chanteuses aux voix diaphanes, semblant sortir des profondeurs et dont la froideur était l’un des ingrédients majeur de ce que l’on a appelé la Cold Wave. Evidemment on pense à Cocteau Twins ou à This Mortal Coil mais ce premier disque de Avia Gardner fait plus référence à ce groupe méconnu qu’était Miranda Sex Garden. On sera étonné de voir que dans ce registre on retrouve Mitchell Akiyama (Désormais, Arden). Bien sur le canadien ne chante pas. C’est à Jenna Robertson que revient le droit de laisser planer sa voix empruntée et mélancolique. Akiyama s’exprime plus sur les formes électroniques aux orchestrations symphoniques ou trip-hop selon les moments. Ces formes sont accentués grâce à la présence de musiciens comme Ellie Nimeroski (violon), Matthew Akiyama (batterie), Vitamins For You (saxophone) qui donnent un côté un peu plus organique à ce disque.

Disque à la beauté froide où la musique est une mélopée intemporelle et dont les formes sont comme des volutes interminables, More Than Tongue Can Tell pousse vers une sorte de romantisme ravageur et qui se veut quasiment comme un voyage onirique vers des contrées oubliées de tous. Dommage que ce premier essai discographique soit si court. De plus si on prend en compte que les deux derniers morceaux sont des remix (réalisés de manière honnête par Tony Boggs soit dit en passant) cela fait peu à se mettre sous la dent. On se contente alors de morceaux qui sont suffisamment longs pour qu’on ait pas trop ce sentiment de manque. Cependant il n’y a pas grand chose à regretter tant on prend du plaisir à écouter ce mini-album. Un disque, enfin, qui n’est certainement pas de son époque mais qui se déguste avec le sourire aux lèvres tant le plaisir qu’on prend est sans commune mesure avec ce qu’on peut ressentir avec un disque à la mode du moment.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 18-12-2005

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