.:.Chronique.:.

Pochette

Venetian Snares

Meathole

[Planet Mu/La Baleine::2005]

|01 Aanguish|02 Choprite|03 Contain|04 Aamelotasis|05 Des Plaines|06 Sinthasomphone|07 Aaperture|08 Szycag|

On ne pourra pas dire que Aaron Funk ne connaît pas l’art du contre-pied. On aurait pu croire que le projet Venetian Snares partait vers une autre direction avec l’irréel Rossz Csillag Allat Született. Il n’en était rien puisque le sieur Funk revient aux beats nerveux et hallucinés qui ont fait sa renommée ses dernières années. Meathole est du Venetian Snares pur jus, brutal et sombre, qui ne fait aucune concession, bousculant tout sur son passage et qui nous fait justement nous rappeler que, finalement, Aaron Funk n’a pas tellement changé. Devons-nous nous en réjouir ? Oui, assurément, car, au pire des cas, un album de Venetian Snares n’est jamais négligeable. D’ailleurs, notre homme n’y va pas par quatre chemins et commence les hostilités avec énergie et en vous prenant à la gorge dès le premier instant. Gorge qu’il ne lâchera plus jusqu’à ce que vous en perdiez votre équilibre mental. En effet, depuis le temps beaucoup se sont posé la question de savoir si Aaron Funk avait encore toute sa raison. Il serait hasardeux de le prétendre fou. Je ne m’y risquerai pas. Mieux, je serai même de ceux qui pensent qu’il sait parfaitement ce qu’il fait.

Certes la chose n’est pas forcément évidente lorsque qu’on écoute les disques de Venetian Snares. Bien souvent les disques de A.Funk dépassent l’entendement, poussent vers les extrémités et détruisent systématiquement toute logique musicale académique. Meathole ne dérogera pas à la règle. Une fois de plus on navigue dans un monde électronique où l’illogisme cohabite avec l’expérimentation et une drum'n'bass sauvage. Ainsi Funk ne laisse jamais son auditeur avec la moindre certitude. La certitude c’est l’ennui assuré. C’est sans doute pour cela que Meathole est un album mutant, sans cesse changeant, aux formes multiples et à la limite du terrorisme musical. Une fois de plus Venetian Snares s’impose au forceps et il y a fort à parier que le bonhomme n’est pas près de relâcher la pression.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 13-12-2005

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