.:.Chronique.:.

Pochette

Castanets

First Light's Freeze

[Asthmatic Kitty / Differ-Ant::2005]

A l’épicentre des Castanets on trouve le mystérieux Raymond Raposa. Ce First Light’s Freeze fait suite à Cathedral sur le label Asthmatic Kitty dont, il faut le dire, on parle surtout grâce à Sufjan Stevens. La musique de Raposa est pourtant aux antipodes de celle du troubadour à pom pom girls (que j’ai du mal à supporter ... le troubadour, pas les pom pom girls!). Sufjan collabore pourtant à ce disque avec beaucoup d’autres invités. Pour rappel, sur Cathedral les guest stars étaient Pinback, donc le moins qu’on puisse dire c’est que Raposa sait s’entourer ! First Light’s Freeze a de la même manière qu’A Ghost is Born de Wilco cette aspiration à aller plus loin avec la musique country, à explorer l’américana jusqu’à la limite de l’expérimental sans trop chercher le côté noisy. Cet album est comme un voyage en noir et blanc, avant-gardiste sans être trop osé et surtout minimal jouant sur des ambiances sombres, froides et étrangères. A l’écoute on se retrouve dans la peau de Johnny Depp aka William Blake dans le Dead Man de Jarmush avec cette my(s)t(h)ique bande son de Neil Young ; la voix en plus ici (entre Tom Waits et Devendra). Ce disque est réellement intéressant et difficile à cerner complètement même après une bonne dizaine d’écoutes. La prétention qui s’en dégage, dans le style musical, les composition, l’agencement des morceaux jusqu’aux textes et titres, découvre un passage entre le shamanisme de Richard Youngs et la profondeur autant que le sentimentalisme de Songs: Ohia.

note : 8.5

par jean marc, chronique publiée le 10-12-2005

A voir également :

http://www.asthmatickitty.com/musicians.php?artistID=2

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