.:.Chronique.:.

Pochette

Mus

Divina Lluz

[Acuarela/Discograph::2004]

|01 Escuela Cruda|02 La Vuelta|03 Déxame Pasar|04 Sola|05 Na Esplanada|06 Divina Lluz|07 Pela Xenra Blanca|08 Con Un Calendariu Na Mano|09 A La Fonte Cada Mañana|10 Adios|

Le troisième album du groupe espagnol Mus porte décidément bien son nom. Disque lumineux pour un duo qui ne l’est pas moins. Divina Lluz éblouit à la manière des rayons du soleil levant. Une lumière qui vous caresse le visage et vous réveille sans brusquerie. L’univers de Mus est ainsi, un peu sur le ton de la confidence. Ainsi Monica Vacas ne chante pas vraiment. Elle susurre, elle conte ses petites histoires avec une voix un peu distante mais pas moins enivrante et mystérieuse. Et c’est bien là que se situent les deux Espagnols, dans le mystère. Il y a ce petit côté magique, une simplicité réelle, qui fait qu’on les croit issus d’un autre monde. Les morceaux de Mus sont ainsi de parfaites ciselures, des bijoux d’épure atteints par une grâce que l’on peut presque imaginer divine. Au pire les plus sceptiques diront que Mus se sera trop gavé de Prozac. Ce serait vraiment faire preuve de mauvaise foi car si le groupe se complaît dans une certaine lenteur, la beauté du disque, elle, ne fait aucun doute. Tout bonnement intemporel, Divina Lluz explore les ambiances crépusculaires avec une certaine candeur qui nous fait nous rappeler que la formation ne s’est pas trompée en signant sur Acuerela.

Divina Lluz est vraiment la représentation d’une musique ibère qui n’est pas celle qu’on a l’habitude d’entendre. On s’oriente vraiment vers des influences littéraires et poétiques. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que Mus reprend un texte de José Luis Garcia qui interviendra même pour le réciter. Exit donc les images d’une Espagne festive et ensoleillée. Ce trop gros cliché cache des artistes qui savent utiliser la mélancolie de la plus belle des manières. Mus vient alors de réaliser une sorte de coup de maître et si le précédent album (El Naval) préfigurait un tel niveau d’écriture, le groupe n’aura pas trop attendu pour atteindre les sommets. Saurons-nous nous en montrer dignes ?

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 27-11-2005

A voir également :

http://www.acuareladiscos.com

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