.:.Chronique.:.

Pochette

Summer Lawns

First We Waited...Then It Started

[Stunning Models On Display / Isidore Records::2005]

|01 Piano Song|02 Jack The Ripper|03 Twin Peaks|04 Concrete And Wood|05 This Little Light Of Mine|06 Transmission|07 I Can't Help It Cause I'm Crying...Dolly's Dying|08 How To Furnish Life In The Desert|09 Choke|

Summer Lawns est un groupe de New York, un de ces innombrables groupes qui sort du lot. Composé comme un quartet pop rock de musique de chambre, cette formation produit une musique intelligente, embaumée et aérienne. Ils sortent leur premier album First We Waited… Then It Started avec la vague idée de ne pouvoir laisser personne insensible à ces morceaux touchants et intimistes. Le titre de l’album semble suggérer une longue attente qui a précédé l’arrivée à maturité, la magnifique éclosion de ce groupe, de cette rencontre entre quatre musiciens, dont la plupart ont poursuivi de longues études. A nous de prendre conscience que cette attente leur est méritoire et qu’au lieu de se précipiter, ils ont eu le temps de se découvrir, de s’affirmer, et de grandir. C’est un rock adulte qu’ils nous proposent ; ils atteignent un niveau de connaissance de leur propre personnalité musicale que l’on n’attend généralement pas avant le troisième album. Cet opus s’écoute comme un récital prodigieux de mélodies éthérées, de guitare nuageuse, de violoncelle sensuel, de piano voluptueux, d’un jeu de batterie qui tombe comme des gouttes d’eau dans une flaque d’eau pour former des ondes cristallines. La voix de Jeremy Linzee est un firmament, splendide et étoilé.

Enveloppé par des ressemblances incertaines, telles que Low, Radiohead, Jeff Buckley, Brian Eno—dans ces travaux ambiants—Summer Lawns peut mériter amplement le qualificatif de « véritable beauté ». En ouverture, “Piano Song” est une chanson que l’on n’oubliera jamais, ils reprennent dignement “Transmission” de Joy Division dans une version hyper atmosphérique. “Twin Peaks” et “Concrete Woods” s’opposent délicatement, l’un atteint son paroxysme gracieusement, l’autre par un feedback nimbé. “I Can’t Help It Cause I’m Crying…Dolly’s Dying” est un chef-d’œuvre enchanteur et désenchanté. Une multitude de sentiments viennent napper cet album grâce à cet ensemble instrumental qui puise au plus profond des instruments et de leur corps pour faire ressortir des émotions intenses. Il est bien inconcevable que cet album n’envoûte pas l’auditeur. Il est tout simplement certain que cet album doit figurer dans toutes les discothèques d’amateurs de rock.

note : 9

par Vivien, chronique publiée le 19-11-2005

A voir également :

http://www.summerlawnsband.com

http://www.myspace.com/summerlawns

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