.:.Chronique.:.

Pochette

Lesbians On Ecstasy

Giggles In The Dark - The Remixes LP

[Alien 8 Recordings::2005]

|01 Le Tigre - Revolt|02 Scream Club - Tell Me Does She Love The Bass|03 1-Speed Bike - The Pleasure Principal|04 DJ Ai - Queens On Noise|05 Sean Kosa - Tell Me Does She Love The Bass|06 Tracy And The Plastics - Summer Luv|07 Kids On TV - Bitshsy|08 Jody Bleyle - Summer Luv |09 Katastrophe - Manipulation|

Les Lesbians On Ecstasy ont succombé à l’attrait infernal de l’album de remixes. C’est à croire que c’est quasiment devenu la norme comme il est tout à fait normal de sortir à terme un Best Of. Alors on invite des gens qu’on apprécie pour qu’ils bidouillent un petit peu les morceaux que vous avez créé. C’est toujours rigolo de voir comment d’autres peuvent interpréter votre travail. Vous n’êtes plus maître de rien. On vous jette en pâture (en même temps il y a consentement) à des gens qui vont s’en donner à cœur joie pour exprimer tout le bien qu’il pensent de vous. Pourquoi l’inverse n’existerait pas, d’ailleurs ? Proposer à des artistes qui ne vous aiment pas de remixer vos enregistrements. Ce serait une idée. Il n’y aurait sans doute aucune hypocrisie, aucune complaisance. Pourtant ici on peut très bien imaginer que les intervenants ne sont pas forcément là que pour cachetoner. A la limite on peut supposer ce que l’on veut. En tout état de cause on prend ce disque comme un album de morceaux remixés qui vient s’ajouter aux nombreux autres qui existent déjà. Il va donc falloir se motiver.

Malgré tout les a priori que l’on pouvait avoir Giggles In The Dark est un disque attachant. On joue finalement le jeu sans trop rechigner tant le disque ne déçoit pas. Entre électro-punky et pop-new-wave, ces versions se révèlent être d’une bonne fraîcheur et n’ont pas trop à rougir des originales. On dépasse ici sans trop de mal le minimum syndical et on ira même jusqu’à trouver certains morceaux très réussis. Même si ce disque peut apparaître comme un album apéritif, sorte de mise en bouche avant les choses sérieuses, il n’est jamais caricatural et passe un examen qui, d’habitude, renvoie la plupart des essais à l’envoyeur. Si Giggles In The Dark n’a rien de vraiment exceptionnel, chacun des intervenants aura pu s’en retourner chez lui avec le sentiment du travail bien fait. C’est déjà ça.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 07-11-2005

A voir également :

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