.:.Chronique.:.

Pochette

Cobra Killer & Kapajkos

Das Mandolinenorchester

[Monika Entreprise/La Baleine::2005]

|01 Heavy Rotation|02 The Stoker|03 Helicopter 666|04 High Is The Pine|05 Mund Auf Augen Zu (Stecker Raus Ich Dreh Rurch)|06 L.A. Shaker|07 Show Me Your Ruler|08 Ist Es Farbig? |09 H-Man-A-Psychopat|10 Chemie Des Alltags|11 Lambretta Does It Better|12 Mund Auf Augen Zu (Sine Voces)|

Passés maîtres dans l’art de la provocation et du contre-pied, les deux comparses de Cobra Killer sont encore là où on ne les attend pas. Nous étions restés sur 76/77, album électro-punky et intransigeant, qui avait su remuer nos tripes mais le nouveau disque des deux Allemandes a manifestement tout pour surprendre. Alors que tout le monde, ou presque, succombe à la manie du remix, les deux jeunes femmes ont choisi de s’illustrer dans un tout autre registre. Tous les titres de Das Mandolinenorchester ont déjà connu, à l’exception de Ist Es Farbig ?, une vie antérieure entre 1998 et 2004. L’idée, ici, était donc de laisser tomber tous les traitements électroniques pour les remplacer par une orchestration folk tendance Europe de l’Est. C’est le groupe Kapajkos qui s’est acquitté de cette lourde tâche car il faut bien se le dire : ce n’était pas gagné d’avance. Cependant, les deux femmes savent où elles vont et ce qu’elles veulent. Et d’ailleurs ce choix orchestral n’est pas hasardeux car il fait référence aux grand-pères respectifs des deux Cobra Killer qui ont jadis joué ensemble au sein du Lubo D’Orio Orchestra.

Si la direction prise par Cobra Killer peut paraître surprenante, elle n’en est pas moins intéressante car elle donne une vision différente et amusante de leurs compositions. Aucun des morceaux n’a perdu en fraîcheur et en spontanéité. Au contraire, on gagne très largement au change. On a presque l’impression de découvrir des nouveaux morceaux. Tout du moins on se laisse facilement avoir. Kapajkos s’adapte à merveille au petit monde particulier de Cobra Killer. Vitesse, virtuosité, candeur et poses rageuses sont les ingrédients de ce disque qui s’apparenterait presque à une récréation si on ne connaissait l'engagement que les deux Allemandes mettent dans chacun de leurs enregistrements. Finalement, Cobra Killer fait du Cobra Killer, même si la forme change radicalement. Il n’y a pas de trahison mais juste une envie de ne pas s’enfermer dans un carcan trop étroit. Et ça marche.

note : 8

par Fabien, chronique publiée le 10-10-2005

A voir également :

http://www.cobra-killer.org

http://www.kapaikos.de

.:.Un autre regard.:.

Les deux gentilles Allemandes de Cobra Killer ont beau montrer leur cul sur la pochette de leur nouvel album, ça ne prend pas. Les deux sauvages ont délaissé l’électronique un moment pour concocter un album de mandoline. Et ce n’est pas le mieux que l’on puisse attendre d’elles. On se croirait dans un film de Kusturica, les images en moins. Les mandolines criardes ne se mêlent pas aux voix de nos mignonnettes allemandes, et on se demande même pourquoi ? Pourquoi faire ce disque à la Cocorosie, alors que l’électronique puissante des Allemandes fonctionnait bien. Ces espèces de versions acoustiques tziganes de chansons électroniques et punks dans l’âme sont bien difficiles à digérer. Alors que la bio parle de balades romantiques, et de direction improbable, on a hâte que les Cobra Killer se remettent à leurs ordinateurs (et montrent encore plus leurs fesses).

note : 4

par dorian, chronique publiée le 10-10-2005

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