.:.Chronique.:.

Pochette

Brakes

Give Blood

[Rough Trade / Pias::2005]

|01 Ring A Ding Ding|02 NY Pie|03 The Most Fun|04 Heard About Your Band|05 What's In It For Me?|06 You'll Always Have A Place To Stay|07 Cheney|08 I Can't Stand To Stand Beside You|09 Pick Up The Phone|10 You're So Pretty|11 Jackson|12 All Night Disco Party|13 Hi How Are You|14 Comma Comma Comma Full Stop|15 Sometimes Always|16 Fell In Love With A Girl|

Comme tout le monde, vous rangez Electric Soft Parade et British Sea Power dans le rayon pop rock. Normal. Mais quand deux membres de ESP, un de BSP et un autre de Tenderfoot se rencontrent, ils vomissent du country punk complètement déluré. Seize titres, vingt-sept minutes, une semaine de studio. Vite fait, bien fait. Ca va d’un incroyable trois minutes trente-neuf secondes à un rikiki sept secondes. Vous prenez Johnny Cash, Clinic, The Cramps et Mission of Burma, vous mettez le tout dans un shaker et vous secouez prestement. Ca donne effectivement un résultat assez étrange, ultra puissant, à boire cul sec. Brakes n’ont pas de frein ; ils dévalent la montagne sur une luge la tête en avant. Avant la sortie de l’album, ils avaient sorti le single “All Night Disco Party” dans un style très DFA. C’est exactement le seul genre de morceau qu’il n’y a pas sur cet album. Un peu isolé au milieu de ces météorites d’à peine trente secondes (“Pick Up The Phone”), de ces ballades country (“Jackson”, “NY Pie”), des ces morceaux indie punk (“Hear About Your Band”, “I Can’t Stand Beside You”).

Give Blood est complètement loufoque et délirant. Sur l’expéditif “Cheney”—le troufion au gouvernement—Eamon Hamilton chante: « Don’t Be Such A Dick ! ». C’est tout. C’est assez représentatif de l’esprit de l’album. Mais, et c’est très important, tous sont issus de groupes pop rock comme dit plus haut, et en ce qui concerne les mélodies, ils savent y faire. Ils n’oublient pas que le vrombissement des guitares est amusant, mais que les belles mélodies bien agencées, ça marche tout aussi bien. D’où le presque doucereux “Fell In Love With A Girl” ou encore “You’ll Always Have A Place To Stay”. En fait, cet album est un grand délire original tout à fait conscient et parfaitement maîtrisé.

Cette chronique a été écrite en vingt-sept minutes.

note : 7.5

par Vivien, chronique publiée le 07-10-2005

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