.:.Chronique.:.

Pochette

Arden

Conceal

[Stilll/COD&S::2005]

|01 Jardin Opening|02 Smashed Computers And Bad Luck|03 Sleeping In A Strange Bed|04 Grafted Guitars Of Unopened Train Doors|05 Ne Se Soucier De Rien|06 Kidney's Crash|07 Des Routes Ensoleillées|08 Cello For Sudden Goodbyes|

Il y a quelques années on avait pu voir se former ce qu’on avait pu appeler des « supers groupes ». Des groupes créés pour une occasion et composés par des pontes du rock ou d’autre chose. Bien souvent la déception était à la hauteur de l’événement. Disques grandiloquents, lourds, techniques et inégaux. La chose est un peu tombée en désuétude mais il arrive encore, de temps à autres, que des entités merveilleuses se forment le temps d’un album. Alors évidemment on tremble car dans le cas d’Arden, si la qualification de « super groupe » peut paraître présomptueuse, sa composition ne saurait être un sujet de plaisanterie. Ce groupe international (germano-belgo-canado-francais) tient sur les épaules de musiciens qui viennent aussi bien de l’électronica que du post-rock. Mitchell Akiyama (Désormais), Jérôme Deuson (aMute), Jürgen Heckel (Sogar), Sébastien Roux (Un Automne A Lob-Nor), Christophe Bailleau et Jeuc Dietrich ne sont pas des noms qui parleront à une grande partie d’entre vous mais ne vous méprenez pas, ce sont des gens d’une importance non négligeable. Ils auront, ces dernières années, sortis respectivement quelques perles qui resteront dans les mémoires de quelques mélomanes.

Fatalement ce disque est un savant mélange de post-rock et d’électronica où les bleeps et les efforts noisy se confondent avec fluidité. Ce qu’on pouvait craindre, c’est à dire une bouillie indigeste, n’arrive finalement pas. La formule Arden fonctionne avec aisance et évolue de manière tantôt chirurgicale, tantôt tourbillonnante. Les instants de rêveries électroniques mêlées aux nappes post-rockeuses se succèdent aux moments de furie qui sont un peu trop chichement dosées sur ce disque. On aurait aimé que ces moments là soient un peu plus présents mais ces simples instants sont d’un bonheur inégalable. Sans jamais surprendre totalement Arden rempli néanmoins sa mission avec un certain brio et met définitivement à mal les a priori sur les groupes comme Arden. Une réunion comme celle-ci ne veut pas dire obligatoirement que l’ennui sera au rendez-vous. Au contraire on déguste chaque instant sans arrières pensées. Cette première référence du label belge Stilll fait son petit effet et on est d’ores et déjà prêt à attendre la suite.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 03-10-2005

A voir également :

http://www.ardenband.com

http://www.stilll.org

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