.:.Chronique.:.

Pochette

Donna Regina

Slow Killer

[Karaoke Kalk/ La Baleine::2005]

|01 Little Baby|02 End Of September|03 Lazy Heart|04 Secrets|05 My Melancholy Man|06 Fast As A Shark|07 Enemy - No Enemy|08 Mirame, Mirama|09 How Beautiful|10 Slow Killer|

Après une escapade pour le label Tricatel de Bertrand Burgalat, Donna Regina revient pour un disque à l’estampille Karaoke Kalk, structure qui avait déjà publié trois de leurs précédents efforts. Leur réputation n’est certes plus à faire dans le petit monde de l’électro-pop et on se réjouit par avance des petites perles pop que nous ont concocté le trio allemand. On est vite mis en confiance par la voix rassurante de Regina Janssen et les ambiances posées et doucereuses de ce disque. Il n’y a pas besoin de se faire vraiment violence pour s’imprégner des mélodies alambiquées de Donna Regina. Tout semble réglé comme du papier à musique. Donna Regina serait comme un prestataire de service qui distille ses petits moments de bonheur aux gens qui veulent bien se donner la peine d’écouter leur musique. D’ailleurs le trio est assez méthodique dans sa diffusion du bonheur. Avec trois fois rien et sans jamais être exceptionnel le groupe sait bien souvent toucher juste et en profondeur.

Slow Killer ne paye donc pas trop de mine mais il sait atteindre une certaine forme d’excellence. On sent que ce disque n’a pas d’ambitions particulières et qu’il se contente de cette simplicité mélodique qui peut se révéler autant envoûtante qu’entêtante. Cet album est aussi l’occasion de retrouver le très discret Pascal Schäfer qui intervient sur deux morceaux. En tout cas il n’aura pas trop perdu son temps puisque c’est sans doute sur deux des plus beaux titres de l’album qu’il apparaît, dont le magnifique My Melancholy Man. Je hiérarchise ainsi les morceaux car si globalement l’album est d’une bonne tenue, il existe des disparités entre les compositions. Certaines sont vraiment d’un ton au-dessus alors que les autres se tiennent sans vraiment déclencher l’enthousiasme. Quoiqu’il en soit, Donna Regina déroule sa tranquillité mélodique avec une maîtrise qui ne peut faire que des envieux. Slow Killer respire la sérénité et en acquérir un petit peu n’est pas de refus.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 01-10-2005

A voir également :

http://www.karaokekalk.de

http://www.donnaregina.net

?>