.:.Chronique.:.

Pochette

Raveonettes, The

Chain Gang of Love

[Columbia::2003]

|1 Remember|2 That Great Love Sound|3 Noisy Summer|4 The Love Gang|5 Let's Rave On|6 Dirty Eyes (Sex Don't Sell)|7 Love Can Destroy Everything|8 Heartbreak Stroll|9 Little Animal|10 Untamed Girls|11 Chain Gang Of Love|12 The Truth About Johnny|13 New York Was Great|

Les Danois, découverts l’an passé avec l’explosif 8 titres Whip It On sur lequel figurait le marquant Attack of the Ghostriders, sont de retour avec leur premier véritable album. Compatriotes de Lars Von Trier, Sharin Foo (elle, basse et chant) et Sune Rose Wagner (lui, guitare et chant) ont encore opté pour un magnifique artwork digne de l’affiche d’un vieux film hollywoodien de la fin des années 50 mais surtout ont conservé les règles dogmatiques déjà à la base de l’opus précédent : pas plus de 3 minutes par chanson, 3 cordes doivent suffire, etc.

Bonne nouvelle : comme dans la plupart des œuvres du cinéaste, l’appréhension passée, on ne perçoit plus que du bon dans ces restrictions volontaires (de toute façon assez élastiques de l’aveu propre du groupe). Et puis il y a tout de même une différence de taille entre les deux disques : la clé. Du si bémol mineur nous sommes passés au si bémol majeur…

Si le premier morceau ouvre calmement les hostilités, les affaires sérieuses commencent avec le jouissif That Great Love Sound. On sait dès lors que les motos sur la pochette ne sont pas là que pour faire joli et que la plupart des chansons qui constituent l’album seront bel et bien menées pied au plancher ou plus exactement poignet en coin. "Head On" auraient hurlé The Jesus and Mary Chain auxquels on ne peut pas ne pas penser ici. Avec un soupçon de regret puisque ce sera une nouvelle fois l’occasion de constater ce que les écossais ont hélas perdu au fil des années et que l’on retrouve ici intact : le sens de l’efficacité.

Que ce soit dans l’attitude et les voix à la fois sexys et posées, dans la musique, mélange détonnant de guitares saturées, de riffs surfs (sur Untamed Girls on a carrément la folle impression que c’est Joey Santiago qui s’est invité pour jouer de la gratte), de mélodies vocales Spectoriennes et de beats accrocheurs, ou encore dans les textes délicieusement pervers et bien sentis (ce n’est pas un hasard si un an plus tard on se souvient encore de paroles comme "lipsticks on my face, thunder in the sky"), les deux collègues, désormais assistés d’un guitariste supplémentaire et d’un batteur impeccable, font dans l’excellence. A vrai dire, à peine a-t-on écouté les treize titres de cet album qu’on a déjà l’impression d’avoir à faire à des classiques indémodables (notamment Little Animal et Heartbreak Stroll). Et on ne garde au final qu’un seul regret : 33 minutes c’est beaucoup trop court lorsqu'il s'agit de concentré de pur bonheur.

note : 9

par Thomas F., chronique publiée le 16-09-2003

p.s. : après avoir délivré une black session de grande tenue, le groupe sera de retour en France prochainement dans le cadre du festival Inrocks.

A voir également :

http://www.theraveonettes.com/


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