.:.Chronique.:.

Pochette

Ti

Urban legend

[Grand Hustle/Atlantic::2005]

Les chroniques d’album de Dirty South ne sont pas vraiment légion sur Liability. Voilà cette erreur en phase d’être corrigée. Ti vient du Sud, il n’a de cesse de nous le répéter, il s’en est d’ailleurs autoproclamé « absolute king » et à ce jour, force est de constater que s’il est là à nous brailler sa suprématie, c’est qu’il y a forcement une raison... Urban legend est son 3ème album, son style s’affine, le mc pose avec les Destiny's Child, mais n’oublie pas de vous rappeler que, s’il sort en habits camouflages, c’est parce que sa guérilla urbaine a déjà commencé.

L’album s’ouvre sur « The King », ode aux jantes 24 pouces et à sa propre gloire, bâtie seul contre tous. Le ton est donné : le flow est vif, agressif, il ne rigole pas ; le beat est sec et rapide ; pas de fioritures, la production est impeccable (jadis les Neptunes n’étaient pas loin), et nous voilà au single « U don’t know me » dont on s’étonne qu’à ce jour Cuizinier n’aie pas encore samplé le refrain entêtant. Et puis les tracks s’enchaînent, alternance de beats rapides et d’autres plus lancinants, sur lesquels il est tout aussi à l’aise. Et lorsqu’on se prend à croire que Ti se radoucit, il est là pour vous rappeler qu’il est « the greatest » et qu’il a autant de considération pour les femmes (« chilling with my bitch ») que pour les Mcs concurrents.

Le rap jeu a déjà commencé et Ti, lui, a déjà un tour d’avance. La couronne lui sied si bien qu’on aurait presque envie de s’incliner.

note : 8

par Remi DW, chronique publiée le 26-08-2005

.:.L'avis des autres rédacteurs.:.

Jeff : avis du rédacteur

?>