.:.Chronique.:.

Pochette

Washer

Trains & Attitude

[Keplar/Nocturnes::2005]

|01 Recapture|02 You Said : Come On, Baby, Let's Rise Above This Stupid Language |03 Distance|04 Trains And Attitude|05 This Noise Is A Language|06 Dirty Tricks|07 Wasted Stones|08 A Plan Of Action|09 Remove From List|10 Ohh No! The Calculation Is Wrong|

Le premier album d’Andreas Kurz sous le pseudo de Washer ne fera peut-être pas date mais il fait vraiment du bien. Sans vraiment en avoir l’air, A.Kurz nous a délivré un disque réellement authentique, qui a oublié d’être prétentieux et qui respire l’honnêteté. Et croyez bien que par les temps qui courent, cela devient presque une denrée rare. Alors qu’on vit à une époque qui voue une certaine dévotion au recyclage d’idées et qui passe son temps à regarder en arrière, peu sont ceux qui osent vivre réellement avec leur temps. Tout du moins ce sont ceux que l’on entend le moins. En ces temps d’incertitude on préfère miser sur des valeurs sûres ou sur ceux qui connaissent les bonnes recettes rock’n’rollesques. Ce bon vieux rock’n’roll. Si on a un peu de background on pourra toujours s’autoproclamer comme son prochain sauveur. Le problème est qu’ils sont nombreux à prétendre à ce titre. Alors bon, maintenant on peut le dire, celui-ci est sauf mais bien souvent ça sent un peu le réchauffé. Kurz, lui, il s’en fout, il ne fait pas de rock. Au pire celui-ci est électronique. Quand on écoute Trains & Attitude on se dit qu’il n’y a rien à sauver, que ce qui est fait n’est plus à refaire et que l’absurde-électro-pop de Washer est bien ancré dans son époque.

Ce disque ne doit donc rien à personne ou si peu et il faut bien le prendre au premier degré. Inutile de chercher le moindre concept foireux ici ou de faire des parallèles saugrenus, Washer va directement au but sans autre forme de procès. Efficacité et simplicité. Enfin la simplicité est ici toute relative puisque Kurz n’hésite pas à utiliser des formes sonores complexes mais il a cette capacité à les rendre faciles d’écoute. L’effort est d’autant plus appréciable que cela n’est jamais gagné d’avance. La musique de Washer est démocratique car elle parle à tout le monde et ne rejette personne. Alors même si c’est pour trois petits quarts d’heure on peut bien prendre la peine d’écouter ce disque plein de fraîcheur et au naturel qui vous fait perdre toutes vos inhibitions. Si le rock n’est pas mort, l’électro est encore très loin de l’être. Merci monsieur Kurz de nous le montrer.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 25-08-2005

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