.:.Chronique.:.

Pochette

Finn

The Ayes Will Have It !

[Sunday Service/La Baleine::2005]

|01 To-And-Fro|02 X + Variables|03 Electrify|04 A Computer Au Palais|05 Speculate|06 Pesky|07 No, I'm Not|08 So There|09 It May Not Last|10 Wrong Side|11 Hymn|

Finn, incarné par le seul Patrick Zimmer, avait été repéré par la presse allemande grâce à un premier album (Expose Yourself To Lower Education) et un maxi (Expose Yourself To Disco Education) d’une grande qualité, paraît-il. On veut bien le croire. Ce second album de l'Hambourgeois pourrait bien enfoncer le clou et nous faire découvrir un personnage d’une grande sensibilité. Du moins si vous êtes inconditionnels d’un Radiohead période The Bends ou OK Computer il y a fort à parier que vous vous retrouverez dans ce disque intimiste et émotionnel. D’ailleurs le parallèle entre l’Allemand et les Britanniques est difficilement évitable tant Finn chasse sur les mêmes terres que Radiohead. Si le risque était de se faire cataloguer comme simple suiveur, P.Zimmer arrive à dépasser ce simple stade en gardant une certaine distance et en apportant une approche souvent bien plus pop. De plus, en tant que chanteur, P.Zimmer est plus proche d’un type comme Echoboy c’est-à-dire un chanteur fragile, timide et intimiste mais sans performance vocale comme peut en faire Thom Yorke. De même que les approches électroniques n’ont que très peu de rapport avec les essais expérimentaux de Radiohead.

Cependant l’influence reste forte et cela pèse un peu trop sur le sentiment que l’on peut avoir sur ce disque. Et c’est assez dommage car P.Zimmer fait montre d’une véritable capacité à écrire des morceaux touchants et efficaces. On arrive tout de suite à s’identifier à la musique de Finn tellement elle semble vous parler avec familiarité. Ce disque n’est pas une mièvrerie surproduite qui ferait le bonheur d’un public adolescent qui serait en mal de sentiments. Manifestement The Ayes… se place au-dessus de ce genre de considérations. Si l’album possède une réelle légèreté, il ne faut pas se tromper. Finn s’adresse vraiment à tout le monde et surtout aux amoureux d’une pop émotionnelle qui ne démérite aucunement. Alors oublions tout de suite la référence à Radiohead. C’est sans doute ce que nous avons de mieux à faire.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 15-08-2005

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