.:.Chronique.:.

Pochette

Alexandroïd

False Starts

[Lo Recordings::2004]

|01 Ga Gain|02 About Life|03 Dera|04 80|05 Energy|06 My Lovemixdown|07 Shopping|08 Yomas Envelopes|09 Debil|10 000 Bluesky|11 Edindrog|12 Astrafilter|13 Comarovd|14 While I'm Sleeping|15 For After|16 Search|17 Warn War|

Avec un nom pareil il apparaissait évident que le duo Alexandroïd faisait dans la musique électronique. De même qu’on aurait pu croire que les deux Russes se seraient engagés dans la voie d’un Kraftwerk avec une musique un peu trop robotique, débarrassée de toutes formes de scories sonores, trop propre pour être honnête. Là, on fera fausse route. Alexandroïd est plus dans une veine pop à tendance anglo-saxonne. Exit donc la rigidité allemande. Enfin pas totalement puisque l’ombre du géant germanique plane encore quelque peu sur cet album. Les petits sons synthétiques, répétitifs et pour le moins vintage font irrémédiablement penser aux métronomes de Düsseldorf. Ce qui les différencie c’est cette approche pop qui est nettement plus diversifiée, dégagée de toute thématique qui aurait pu les enfermer dans un cadre artistique trop contraignant.

Alexandroïd est un groupe qui marche au feeling, qui dès qu’il a une bonne idée, l’exploite au maximum. Alexandroïd est de ces groupes électro comme il s’en fabrique beaucoup ces derniers temps. Un sens mélodique intelligent allié à des moyens d’exécution assez limité mais grandement suffisant et une approche populaire de la musique qui donne cette impression de facilité font qu’Alexandroïd, finalement, ressemble à beaucoup de choses en ce moment. Faut-il négliger ce disque pour autant ? Evidemment non. False Starts est un album qui donne à son auditeur toutes les satisfactions et prouve une fois de plus que l’électro sait apporter sa dose d’émotions. Il n’est pas inutile de rappeler ce genre de chose. Nombreux sont encore ceux qui voient toujours ce genre comme une musique d’ignares, de fantaisistes quand ce n’est tout simplement pas considéré comme de la musique. Et tout ça à cause de quoi ? Figurez-vous que tout ce qui sert à faire de la musique électronique ne peut être rangé dans la catégorie des instruments. Donc, ceux qui font de l’électro ne sont pas des musiciens et, de facto, ne font pas de la musique. CQFD. Je sais, cela fait sourire mais cette opinion est encore fortement répandue. En attendant Alexandroïd suffit à mon bonheur avec un False Starts qui est très loin d’être éliminatoire.

note : 7.5

par Fabien, chronique publiée le 05-08-2005

A voir également :

http://www.lorecordings.com

?>