.:.Chronique.:.

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Klimek

Milk & Honey

[Kompakt::2004]

|01 [Sun]rise (Edit)|02 Sand|03 Wind|04 Home|05 Milk (Edit)|06 Honey (Edit)|07 [Sun]fall|08 Blood & Tears|09 Back Against The Sea|10 [Sun]fall Upwards (By Ran Slavin)|

Avant d’atterrir sur Kompakt et de se faire un nom sur les légendaires compilations du label (la série Pop Ambient) Sebastian Meissner aura eu l’occasion de faire ses armes sur des labels aussi prestigieux que Milles Plateaux et Sub Rosa ou sur les plus confidentiels mais pas moins intéressants Cronica et Beta Bodega. Pour quelqu’un dont la musique n’est pas la spécialité première, il aura su s’imposer un peu partout avec une musique solide et pleine de maturité. Milk & Honey n’est cependant que son premier album et celui-ci est loin d’être décevant. Bien évidemment S.Meissner reste dans une veine ambiant ou la lenteur et l’impression de lévitation est une constante. Les guitares rêveuses viennent glisser sur les nappes électroniques qui ont ceci de particulier, c’est qu’elle ne sont jamais rectilignes. Elles sont comme des vagues régulières mais aux formes changeantes qui viennent s’échouer tranquillement sur une plage déserte. On surprend même quelques cliquetis synthétiques, ces fameux « clicks » qui ont fait la réputation de labels comme Milles Plateaux.

Ambiances lunaires, donc, qui atteignent parfaitement leur but. Musique pour cardiaques, on évolue ici à la vitesse d’un escargot. On va à son rythme, la tête un peu ailleurs, avec légèreté et décontraction. Le titre de l’album annonçait pourtant la couleur. Un titre suffisamment évocateur qui fait largement penser à la mollesse, au laisser-aller, bref à tout ce qui pourrait laisser songer à la paresse et au confort. Alors évidemment c’est beau, aérien, tout ce que vous voulez mais les ambiances fournies par Klimek ne sont que dans le prolongement de groupes comme Labradford ou Growing et toute cette tendance du post-rock qui a intégré des sonorités électroniques et ambiant. On se consolera en se disant que ce disque n’a pas de défauts majeurs et que sa beauté suffit amplement à faire notre bonheur. N’allons pas chercher plus loin.

note : 7

par Fabien, chronique publiée le 04-08-2005

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