.:.Chronique.:.

Pochette

Blue Van, The

The Art Of Rolling

[TVT / Pias::2005]

|01 Word From The Bird|02 Product Of DK|03 I Remember The Days|04 I Want You|05 The Remains of Sir Maison|06 Baby, I've Got Time|07 The Blueverture|08 Revelation Of Love|09 Mob Rule|10 What The Young People Want|11 Coeur de Lion|12 New Slough|

Ils sont quatre, ils sont danois, ils sont jeunes et leur premier long effort ne fait pas dans la dernière jeunesse. Bluffés par les Who, Small Faces et autres perles sixties du même genre, The Blue Van ressort les orgues Hammond, le riff r’n’b rêche, la voix écorchée, la batterie hyperactive. Comme le suggère très justement le titre de l’album The Art of Rolling, ces garnements d’un autre temps opposent à la modernité un impressionnant requiem qui replonge dans cette période de transition entre le r’n’b et le garage. Période phare du rock maintes fois visitée, revisitée et plus si affinités. C’est évident, on n’attend pas du Blue Van qu’il se mette à jouer quelque chose d’original, du moins ce ne semble pas être leur créneau. Il est bien aisé de se lancer dans une critique ronronnante, qui semble pouvoir être écrite pour bien d’autres albums. Pour changer, on va essayer de se dire que The Art of Rolling est bon dans ce qu’il fait. Ca, c’est indéniable.

Ils ont une bonne dynamique, leur son sonne bien gras, ils ont un look bien formaté. Tout est impeccable. Point positif ou non : de vénérer les sixties tout en se branchant sur la décade actuelle ? Cela n’étonne plus personne. Ils digèrent quarante ans de rock en trente cinq minutes. Le résultat est au rendez-vous, les morceaux sont super efficaces (“Product of DK”, “I Want You”, le moqueur “What The Young People Want”(sic)). A côté, quelques douceurs un peu périmées, comme “Baby, I’ve Got Time”. En fait, ils ressemblent très franchement à Jet qui propose grosso modo le même menu, mais en mieux. Première ressemblance : la pochette qui fait office de bon plagiat de Get Born. Deuxième ressemblance : cette sauvage résignation aux sixties, peut-être plus omniprésente dans le garage band australien. Troisième ressemblance : l’attitude formidablement corroborée à la musique. Mais, par chance, The Blue Van ne s’engouffre pas dans les mêmes travers, voire on peut dire qu’il n’y a pas trop de défaut, car peu de risques pris. Interprétons le titre de l’album autrement, The Art of Rolling correspond à une boule qui avance tout simplement sur un terrain, en l’occurrence un sentier battu. C’est rudimentaire comme explication, mais pas moins que cette musique. Parfois, il faut s’en contenter.

note : 6.5

par Vivien, chronique publiée le 26-07-2005

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