.:.Chronique.:.

Pochette

Mice Parade

Bem-vinda vontade

[Fat Cat / Bubble Core::2005]

Pensez-vous qu’il soit possible d’être a la fois, compositeur, interprète, preneur de son, arrangeur d’un album qui est ce que l’on pourrait appeler un disque de rêve, de ceux qui vous transportent en un ailleurs en quelques mesures et qui vous laisse sur le cul à chaque écoute ? Mieux encore, pensez-vous qu’il soit possible de refaire le même coup à peine un an après ? Eh bien Mice Parade l’a fait, et ce non sans avoir oublié de produire le disque de "Igloo", sur son propre label Bubblecore, l’un de ses side-project dont Doro Tachler (dèjà présente sur "All Roads Lead to Salzburg", en 2002) est le second membre.

Ici on se demande fermement si un retour à une musique plus influencée par les musiques ethniques (que l’on peut constater sur "Igloo") ne risque pas d’être prépondérant dans le disque. Et bien que les premiers disques de Mice Parade aient leur intérêt et leur place dans nos discothèques, on espère que le génie n’a pas décidé d’éloigner de l’esprit d’Obrigado. Il n’en est rien, il s’agit bien la d’un digne successeur du coup de génie précédent. Il s’agit même d’un disque qui va plus loin que son grand frère en osant des choses en plus. D’une part Adam chante encore plus qu’avant, et d’autre part il y a un coté noise que l’on retrouve dans ce disque (les amours de jeunesse de celui-ci, My Bloody Valentine), quelque chose d’assez bien fichu qui s’adapte sans problème à la musique. Une fois de plus tout est là, la voix passe comme une lettre à la poste et Mice Parade arrive comme toujours à jouer avec les styles, à mélanger les choses sans que l’on ne s’en rende compte, ne nous laissant seulement constater avec effroi que quoi qu’il fasse, le résultat est fantastiquement inspiré et profondément touchant. Peut-être la voix de Kristin y est-elle aussi pour quelque chose, certainement même.

Au final on remarque que la musique est moins inspirée par les rythmes d’ailleurs et plus noise, bien que le son général soit toujours le même. Après l’écoute du disque on est content pour lui, de voir qu’il prend confiance au chant, content de voir que sa musique continue à se développer, tout en restant aussi accessible et intelligente que son chef-d’oeuvre.

note : 9

par rentboy, chronique publiée le 22-07-2005

A voir également :

http://fat-cat.co.uk/fatcat/home.php

http://www.bubblecore.com/

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